Même si les sanctions du fair-play financier sont levées, le PSG peut-il vraiment dépenser sans compter ?

Même si les sanctions du fair-play financier sont levées, le PSG peut-il vraiment dépenser sans compter ?

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MERCATO - Plus de plafond de 60 millions d'euros ni de masse salariale encadrée : on pourrait penser que, dès cet été, le PSG va retrouver une marge de manoeuvre comparable à celle des premières années de l'ère qatarie. Sauf que le fair-play financier continuera de le concerner. Alors, combien Paris pourra-t-il dépenser lors de ce marché des transferts ?

Il faut toujours se méfier d'un effet d'annonce, comme il faut toujours lire les phrases écrites en petits caractères avant de signer un contrat. Si les sanctions frappant le PSG ont été levées ce mardi par l'UEFA (selon L'Équipe ), le fair-play financier, lui, reste bien en vigueur. Son principe, contraignant tous les clubs engagés en coupe d'Europe à ne pas dépenser plus que ce qu'ils gagnent, continue donc de s'appliquer au club parisien. Décryptage de ce qui a exactement changé.

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Pour mémoire, en mai 2014, l'UEFA avait jugé que le contrat de sponsoring liant le PSG à l'office de tourisme du Qatar, à 200 millions d'euros par an, était largement surévalué. Et l'avait divisé par deux. Ce qui avait mathématiquement provoqué le déficit d'un club aux dépenses somptuaires entre 2011 et 2013, quand les dirigeants qataris tentaient de refaire leur retard sur les mastodontes européens en faisant chauffer la planche à billets. Déficit sanctionné par une enveloppe transferts limitée à 60 millions d'euros et une masse salariale encadrée, notamment.

Une enveloppe de 200 millions d'euros

Paris s'était engagé auprès de l'UEFA à ramener son déficit de 100 millions d'euros à 30 millions à l'été 2016. Il a fait mieux, retrouvant des comptes à l'équilibre dès cet été, d'où la fin des sanctions. Aujourd'hui, il peut donc de nouveau dépenser au-delà des 60 millions, mais pas exactement comme avant, puisque le montant de ses emplettes ne doit plus dépasser celui de ses recettes.

Ses recettes ? Cette saison, le PSG a engrangé 105 millions rien qu'en revenus dits "jour de match", comprenant la billetterie, les loges et le merchandising. Quant au sponsoring, il lui a rapporté, à la fin de l'exercice 2014-15, quelque 100 millions d'euros. En clair, cet été, Paris peut dépenser jusqu'à 200 millions, sa masse salariale étant incluse dans son budget, et l'UEFA autorisant, de toute façon, un déficit de 30 millions. Ironie de l'histoire : c'est finalement grâce au fair-play financier que le club de la capitale a trouvé le moyen de devenir l'un des clubs les plus rentables d'Europe, devant Manchester City, Chelsea ou Arsenal.

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