"Adrien est otage du PSG" : Véronique Rabiot règle ses comptes avec la direction du club parisien

Football
"RÉVOLTÉE" - Très discrète dans les médias, Véronique Rabiot, la mère et conseillère d’Adrien, a accordé un entretien exclusif au journal L’Équipe. Dans celui-ci, elle crie sa colère contre l’attitude des dirigeants du PSG, qui ont mis à pied son fils le 14 mars dernier pour une durée de deux semaines. En conflit avec son club, l’international français, qui a refusé de prolonger son contrat, n’a plus joué depuis le 5 décembre dernier.

Sa parole est rare mais ses mots sont forts. Véronique Rabiot, qui conseille et gère les intérêts de son fils Adrien depuis le début de sa carrière professionnelle, a décidé de prendre la parole. Dans un entretien accordé au quotidien L’Équipe daté de mercredi, mais diffusé dès mardi soir sur le site internet du journal sportif, la mère du milieu de terrain international sort de son silence. Celle qui se méfie beaucoup des médias depuis que son fils est devenu un joueur du PSG et qui limite au maximum ses interventions publiques ne mâche ses mots à l’encontre des dirigeants du club parisien.

Lui reprochant une sortie en boîte de nuit le soir de l’élimination du PSG contre Manchester United en Ligue des champions (1-3, le mercredi 6 mars dernier), la direction parisienne a mis à pied Adrien Rabiot une semaine plus tard, le jeudi 14, et ce pour une durée de deux semaines. Le jeune milieu de terrain parisien n’a donc plus accès au Camp des Loges depuis cette date. "Adrien est prisonnier, s’insurge Véronique Rabiot. Il est même otage du PSG. Bientôt, c’est pain sec, à l’eau et au cachot ! Ce milieu est cruel… (…) On le prend en otage parce qu’il ne veut pas re-signer, alors qu’il ne fait que respecter son contrat. Adrien ne demande que ça : respecter son contrat."

Adrien ne va pas se mettre à la poterieVéronique Rabiot

En fin de contrat à l’issue de la saison, Rabiot n’a pas prolongé celui-ci fin 2018 malgré de nombreuses discussions avec la direction du PSG. Il est donc désormais libre de s’engager pour le club de son choix en vue de la saison prochaine et le club champion de France ne touchera aucune indemnité de transfert. Une situation qui a provoqué un conflit sévère entre le joueur et ses dirigeants. 

Outre la sortie en boîte de nuit, ces derniers reprochent à Rabiot, qui n’a plus porté le maillot du PSG depuis le 5 décembre dernier et un match nul face à Strasbourg (1-1), son absence au stage de Doha en janvier, ainsi que le "like" d’une vidéo de Patrice Evra, hostile au PSG, le soir de l’élimination par Manchester United. "(Adrien) vit très mal tout ce qui se passe, souligne Véronique Rabiot. (…) Là, il ne se passe plus rien pour Adrien. Adrien ne va pas se mettre à la poterie en attendant que ça se passe. Il faut bien qu'il s'occupe, qu'il vive ! On lui reproche de sortir (en boîte) alors qu'on ne veut plus le faire jouer. C'est contradictoire. Ce n'est pas possible de l'enfermer. (…) Je suis révoltée !"

Mais sa grand-mère venait de décéder et son père était mourant…Véronique Rabiot

"Surprise que les ministres des Sports (Roxana Maracineanu) et du Travail (Muriel Pénicaud) ne s'indignent pas", Véronique Rabiot n’accepte pas l’attitude des dirigeants du PSG. "Il y a une cascade de sanctions pour Adrien, mais personne ne bouge. Ils lui enlèvent en plus des primes, une partie de son salaire, mais personne ne dit rien." La mère de l’international français utilise même le terme "abject" à l’évocation de l’attitude du PSG en janvier dernier quand une prime d’éthique a été enlevée à Rabiot. "On lui retire celle-ci au prétexte qu’il n’est pas allé en stage au Qatar. Mais sa grand-mère venait de décéder et son père était mourant… (il est décédé le 25 janvier dernier, ndlr) On tombe là dans l’abject."

Précisent finalement que son fils "n’a signé nulle part" en vue de la saison prochaine, Véronique Rabiot ignore la suite des événements : "Il y a un nouvel abus de pouvoir de la part de la direction du PSG. Je pense qu'aujourd'hui ils veulent aller à la rupture de contrat. Mais Adrien n'a pas commis de faute. (…) Je pense que, vu ce qui se passe, il y aura une rupture de contrat. Après, c'est compliqué de se projeter. Dans tous les cas, Adrien sera libre en juin."

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L'élimination du PSG en Ligue des champions

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