Mercato : Rabiot-PSG, l'ultime rebond qui scelle la fin de l'idylle ?

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CLAP DE FIN ? - Après des tractations avec l'entourage d'Adrien Rabiot, le PSG est face à un dilemme : laisser partir son milieu gratuitement en juin prochain ou tenter de le vendre cet hiver ? Le joueur parisien vit semble-t-il ses dernières semaines au sein de son club formateur.

Le PSG se prépare au départ d'Adrien Rabiot. Ballottée dans tous le sens depuis des mois par le joueur et son entourage, la direction parisienne paraît résignée au fait que son milieu ne prolongera pas avec son club formateur. La relation idyllique entre Paris et son milieu est devenue toxique au fil des rebondissements entourant sa prolongation. Or, le temps presse. D'ici à fin décembre, à six mois de la fin de son bail parisien, l'international tricolore sera libre de s'engager où bon lui semble la saison prochaine. Les Parisiens ne pourront alors plus prétendre à aucune indemnité de transfert pour le porte-drapeau de leur centre de formation. 


Dans ce contexte, le PSG commence à envisager toutes les éventualités pour ne pas perdre la face dans ce dossier qui a trop traîné sur le bureau des dirigeants. Alors que Paris accueille Toulouse, samedi 24 novembre (à 17h), le club où Adrien Rabiot avait été prêté en 2013 pour s'aguerrir sous les ordres d'Alain Casanova, l'heure des "au revoir" est sans doute arrivée.

Une vente plutôt qu'un départ gratuit

Après des mois à subir les revirements du clan Rabiot, initiés par Véronique, la mère et accessoirement conseillère du "Duc", Antero Henrique cherche à reprendre la main. Selon Le Parisien, le milieu pourrait être vendu dès le mois de janvier. L'objectif serait double pour les Parisiens, à savoir sauver les apparences, après avoir échoué à trouver un terrain d'entente avec l'entourage du joueur en dépit des tractations entamées il y a deux ans, et limiter la perte financière sèche que représenterait un départ gratuit de l'enfant du club. Si le président Nasser Al-Khelaïfi n'a pas abdiqué, le directeur sportif du club parisien travaille à la réalisation de cette opération qui pourrait rapporter 10 millions d'euros dans les caisses du PSG.

Mais quel club serait assez fou pour verser une indemnité de transfert alors qu'Adrien Rabiot sera disponible gratuitement à partir du 1er janvier ? Bien qu'improbable, le scénario envisagé par la direction francilienne pourrait trouver un écho favorable. D'une part auprès des clubs intéressés, la Juventus Turin et Tottenham. Les deux équipes pourraient sauter sur l'occasion en chipant le Français au nez et à la barbe de la concurrence, alors que le quotidien pro-catalan Mundo Deportivo a annoncé cette semaine l'existence d'un accord verbal entre le joueur et le Barça, grand favori dans cette course de fond pour recruter le milieu parisien. 

Davantage un problème qu'une solution ?

De l'autre, Rabiot lui-même pourrait y trouver son compte. Financièrement d'abord, si la prime à la signature, directement reversé au joueur, ne dégringole pas trop. Sportivement ensuite, après son récent passage sur la touche n'étant pas de nature à le rassurer. Envoyé sur le banc à Marseille pour des raisons disciplinaires, le Duc, le joueur le plus utilisé en début de saison (1141 minutes de jeu sur les 14 premiers matches), a progressivement perdu sa place dans l'équipe-type de Thomas Tuchel. Il n'en a disputé que 102 sur les quatre dernières rencontres. Le natif de Saint-Maurice a ainsi vu Julian Draxler le dépasser dans la hiérarchie.

Car, depuis plusieurs mois, le constat est lucide : Adrien Rabiot ne progresse plus. Au mieux, il stagne. Son match insipide face à Naples (2-2) en Ligue des champions ou encore son entrée sans conviction à Marseille (0-2) en Ligue 1 témoignent de son incapacité chronique à élever son niveau malgré un talent indéniable, lui que l'on présente comme un surdoué du football. À 23 ans, celui qui à ses débuts affirmait vouloir suivre l'exemple d'un certain Steven Gerrard, capitaine mythique de Liverpool et idole des Reds, est loin du compte. 


À l'absence d'implication sur le terrain s'ajoute un manque d'humilité. Connu pour être caractériel, le milieu du PSG a revendiqué très jeune de jouer plus et d'évoluer à un poste à sa convenance (en relayeur plutôt qu'en sentinelle). Des prises de position franches, sans parler de son refus de figurer parmi les réservistes de l'équipe de France pour le Mondial, qui ont desservi le joueur. "Il ne doit pas se braquer comme ça, faire des conneries", expliquait il y a peu son ancien entraîneur Laurent Blanc dans France Football. "Quand tu as un boulevard, ne le gâche pas avec des décisions ou des attitudes à côté de la plaque." À Paris, Rabiot avait les qualités pour s'imposer en leader. Il semble qu'il en ait décidé autrement.

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