Mercato : comment le PSG tente de faire baisser l’addition pour recruter Neymar

Football

Toute L'info sur

Le mercato hivernal 2019

NÉGOCIATIONS – Non, Neymar n’est pas (encore) un joueur du PSG. Le club parisien s’attellerait désormais à s’affranchir des lourdes charges qui pèsent sur la clause libératoire de 222 millions d’euros de la star brésilienne. Pour ce faire, il va lui falloir obtenir l’aide… du Barça.

Le dénouement, qu’il soit positif ou non, devrait être connu dans les prochains jours. Au plus tard la semaine prochaine, selon les dernières estimations. En effet, ni le PSG ni le FC Barcelone ne peuvent se permettre de faire trop durer l’énorme confusion qui règne à tous les étages du dossier Neymar, les matchs officiels allant très bientôt arriver (dès samedi, pour Paris) et chacun des deux clubs devant se retourner en cas d’issue défavorable. On n’en est pas là : si des sources concordantes sont unanimes quant au fait que le joueur s’est déjà contractuellement mis d’accord avec le club parisien (sur la base d’un contrat de cinq ans et d’un salaire annuel de 30 millions d’euros), le quotidien L’Équipe révèle ce jeudi que rien n’est encore fait concernant le transfert en soi. Car régler la clause libératoire de 222 millions d’euros a un (autre) coût insoupçonné.

Un transfert, charges comprises, à plus de 300 millions d'euros

Nous avions déjà, pour notre part, chiffré ce que pèserait, dans les finances du PSG, les émoluments de Neymar charges comprises. L’Équipe s’attarde aujourd’hui sur celles qui accompagneraient fatalement le règlement de la fameuse clause incluse dans le contrat barcelonais de l’attaquant, établissant un montant à partir duquel le Barça ne peut plus s’opposer à son départ (ce qui la rend "libératoire"). Entre la part patronale et celle du salarié, explique le quotidien sportif, les taxes représentent environ 50% des 222 millions d’euros à débourser en l’occurrence. En clair : en plus du salaire annuel brut (à peu près 88 millions d’euros) et des primes conséquentes à verser au joueur et à ses intermédiaires, le PSG devrait débourser au bas mot plus de 300 millions d’euros d’indemnité de transfert en tout et pour tout.

Lire aussi

En vidéo

Dribbles "insolents", déboires judiciaires, "prosélytisme": quand Neymar suscite la polémique

Des chiffres que le Qatar pourrait aisément assumer sans les contraintes du fair-play financier de l’UEFA, qui oblige tous les clubs engagés dans les compétitions européennes à ne pas dépasser 30 millions d’euros de déficit cumulé sur trois saisons, sous peine de sanctions allant de l’amende à l’exclusion des coupes d’Europe, en passant par des restrictions de recrutement (déjà expérimentées par Paris). Pour contourner cet écueil, le PSG doit donc à présent, comble de l’ironie, s’asseoir autour d’une table avec les dirigeants du Barça pour négocier un transfert classique (c’est-à-dire sans régler directement la clause libératoire), dont le montant excéderait les 222 millions d’euros, mais qui présenterait l’avantage d’être bien moins taxé. Pour ce faire, Neymar lui-même doit signifier enfin à son club son souhait de partir, le Barça se montrant pour l’heure intransigeant dans sa volonté de le garder. Initialement, il était question pour le Brésilien de plier bagage à la fin de la tournée estivale de son équipe aux États-Unis, laquelle se termine dimanche... Comme dans toute bonne série, le suspense s’intensifie sur la fin.

Sur le même sujet

Et aussi

Lire et commenter