Mercato : ça vaut quoi Luciano Acosta, l’attaquant inconnu annoncé au PSG pour compenser l’absence de Neymar ?

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Le mercato hivernal 2019

FOOTBALL - En parallèle de sa quête d’un milieu de terrain, le PSG pourrait aussi se renforcer dans le secteur offensif, dans le sprint final de ce mercato d'hiver, avec l'arrivée de Luciano Acosta pour 9 millions d’euros. De qui parle-t-on ? LCI fait les présentations.

Depuis 2011 et l’arrivée du Qatar à sa tête, le PSG a habitué le football français aux noms ronflants de stars internationales ou, du moins, à ceux de jeunes promesses connues et identifiées, pour des indemnités de transfert souvent record. Mais depuis que Thomas Tuchel en est devenu l’entraîneur, cette tradition s’est quelque peu perdu, avec le recrutement surprise, à la fin du mercato estival, du dénommé Eric Choupo-Moting, en provenance de Stoke City, contre 8 millions d’euros. 

Le début d’une longue série ? Elle pourrait en tout cas se poursuivre ce jeudi 31 janvier, jour de clôture du mercato d’hiver, avec la signature de Luciano Acosta, attaquant du club américain de DC United, évoquée par plusieurs médias.

C’est un joueur fantastique. Peu de joueurs font ce qu’il fait.- Wayne Rooney, son coéquipier à DC United

Il s’agirait, en l’occurrence, avec ce transfert, d’offrir un renfort au coach, qui dimanche avait de lui-même évoqué publiquement le "besoin d’un autre joueur offensif si Neymar est blessé pour plusieurs semaines". La durée d’indisponibilité de la star brésilienne ayant été officiellement fixée à 10 semaines, Paris a donc accéléré dans ce dossier visant à faire le nombre en attaque, mais à moindre coût, avec un joueur sachant d’avance qu’il ne sera que remplaçant sans absences à son poste.

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Luciano Acosta est un joueur argentin né, comme Lionel Messi ou Angel Di Maria, à Rosario. Aujourd’hui âgé de 24 ans, il a quitté, à 20 ans, son club formateur de Boca Juniors pour Estudiantes, avant d’y revenir un an plus tard, puis d’en partir encore au bout de deux mois, cette fois pour DC United, le club de Washington, début 2016. Depuis l’an passé, il forme avec Wayne Rooney l’un des duos d’attaque les plus en vue dans la Major League Soccer (MLS), le Championnat nord-américain, plus habitué à récupérer les vieilles gloires européennes  qu'à exporter ses jeunes pousses vers les Vieux-Continent.

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L’apport de l’ex-star de l’équipe d’Angleterre est fondamental : avant de lui être associé, Acosta avait des statistiques quelconques (3 buts lors de sa première saison, 5 lors de la deuxième). Avec Rooney, en revanche, il a crevé l’écran, marquant 10 buts et délivrant 17 passes décisives en 2018. "C’est un joueur fantastique. Peu de joueurs font ce qu’il fait. Je pense qu’on apprécie juste de jouer ensemble. On joue sur les forces de chacun. C’est le genre à prendre le ballon et courir vers les défenseurs, donc pour moi c’est assez simple. Je lui donne le ballon et je vais dans la boîte (la surface de réparation, ndlr)", l’a même publiquement encensé Rooney en octobre dernier.

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Dans sa carrière, Acosta a surtout joué dans l’axe, en soutien d’un attaquant de pointe (92 fois), moins souvent avant-centre (15 fois), et à de très rares occasions sur l’aile gauche (2 fois). Mais comme Neymar, il aime naviguer entre les lignes par sa mobilité et sa vitesse ballon au pied, faisant ainsi valoir sa technique pour faire chavirer les défenses adverses. Dans la vidéo ci-dessous, compilant ses plus belles actions, on le voit souvent partir naturellement de l’aile gauche pour repiquer dans l’axe sur son pied droit, comme l’affectionne tant lui aussi le Brésilien.

Ce qui singularise et caractérise Acosta, c’est d’abord son petit gabarit (1,59 m, pour à peine 60 kg), impliquant un centre de gravité très bas (donc une grosse capacité d’accélération), mais aussi un déficit physique au regard des standards en vigueur dans le football. Ce qui nous amène au second point : sa détermination sans faille. "Ce que je ne peux pas accomplir avec ma taille, j'y arriverai avec mes pieds", clamait-il en effet, en mars 2016, dans le Washington Post, ajoutant au passage : "Les gens doutaient de moi, j’ai vraiment voulu leur donner tort." Et pour un peu, cela tomberait donc plutôt bien, puisque les sceptiques seront sans doute encore plus nombreux à Paris pour le motiver.

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