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TRANSFERTS – Peu utilisé par Filippo Inzaghi au Milan AC, Fernando Torres va rejoindre l'Atletico Madrid, son club formateur. Alessio Cerci va faire le chemin inverse.

Prenez un attaquant espagnol qui tente de retrouver la gloire passée, parti au Milan AC pour se relancer mais qui cire le banc, après avoir lustré celui de Chelsea. Ajoutez-y un grand espoir italien, qui peine à exploser, dont le transfert à l'Atletico Madrid devait faire de lui l'un des meilleurs meneur de jeu européen, mais qui n'arrive pas à s'imposer en Espagne. Mélangez et vous obtenez un improbable coup de billard à trois bandes entre Milan, l'Atletico et Chelsea.

Ainsi, Fernando Torres va quitter Milan où il est arrivé en prêt cet été, pour rejoindre son club formateur l'Atletico Madrid, avec la bénédiction de Chelsea qui n'a pas voulu le récupérer. Agé de 30 ans, l'attaquant espagnol était barré à Londres par l'arrivée de Diego Costa, puis à Milan, Inzaghi a décidé de faire jouer Jérémy Ménez à la pointe de l'attaque, et celui-ci flambe. Seule solution pour Torres, son club de toujours, l'Atletico. Mais les Colchoneros ne prennent pas trop de risque non plus, puisque c'est sous la forme d'un prêt de 18 mois que Torres rentre à la maison  comme l'annonce la une de Marca ce vendredi.

L'échange des mal-aimés

Le Milan AC n'est pas non plus perdant dans l'affaire, puisqu'il récupère, là aussi dans le cadre d'un prêt de 18 mois, Alessio Cerci qui fait rêver toute l'Italie, depuis que son association avec Ciro Immobile, la saison passée, a remis le Torino dans les hauteurs du classement. L'international italien va notamment permettre de palier le départ d'Honda pour la coupe d'Asie, précise la Gazzetta dello sport . Mais il se murmure que Pippo Inzaghi rêve de l'associer en attaque à Jérémy Ménez dont les qualités sont poches de celles d'Immobile.

Ce sont tout de même deux paris que font Madrid et Milan. Fernando Torres traîne sa misère depuis son départ de Liverpool. Cette saison il ne compte qu'un seul tout petit but pour dix apparitions en championnat, et n'est plus, non plus, titulaire en sélection. Cerci, qui est surnommé de l'autre côté des Alpes le Messi italien, n'a jamais réussi à s'imposer dans un grand club. Ni à la Roma où il a été formé, ni à la Fiorentina pour laquelle il a joué deux saisons. L'échange des mal-aimés va-t-il fonctionner ? À eux de le prouver.  

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