Mercato OM : "chat-bite", pentagone magique, garde-fou de Bielsa... qui est Míchel ?

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FOOTBALL – Onze jours après la démission spectaculaire de Marcelo Bielsa, l'OM s'est trouvé son entraîneur. Pourtant passé par le Rayo Vallecano, la réserve du Real Madrid, Getafe, Séville et l'Olympiakos, l'Espagnol Míchel n'est pas le plus connu des prétendants au poste abandonné par El Loco. Voici quelques éléments qui vous posent le bonhomme.

José Miguel Gonzalez del Campo dit "Míchel" est officiellement le nouvel entraîneur de l'OM. Agé de 52 ans, l'Espagnol était libre depuis le 6 janvier dernier après avoir été remercié par l'Olympiakos où il a été par deux fois champion de Grèce. En plus de son goût pour le 4-2-3-1, voici quelques anecdotes savoureuses, indispensables à connaître avant qu'il ne prenne activement ses fonctions à l'Olympique de Marseille.

MICHEL, C'EST UN SAIN... 
Membre éminent de la fameuse "Quinta del Buitre" , le pentagone magique emmenée par Butragueno dans les années 80-90, le milieu offensif Míchel fait partie des "saints et symboles du madridisme" , preuve qu'à Bernabeu, douze années passées à défendre les couleurs de la Maison Blanche (1984-1992) ont effacé l'affront d'avoir été à l'âge de 13 ans (1976-1977), un socio du club rival de l'Atlético .  

… ENFIN PAS TANT QUE ÇA
Durant la saison 1991-1992, Míchel, magnifiquement adroit des deux pieds, montre qu'il est aussi habile avec ses mains. L'ex-Montpelliérain Carlos Valderrama, alors à Valladolid, le constate à ses dépens. Sur un corner, c'est Míchel qui le prend au marquage et le gratifie de deux "chat-bite". Le geste est discret, précis. Surpris (c'est un euphémisme), le Colombien, même douze ans plus tard, n'a rien oublié de ce moment, comme il le racontait en 2006 à Marca . Et pour cause, dans son pays, cette "empoignade" des parties intimes est considérée comme un manque de respect. Míchel lui a plaidé la blague de potache.


C'EST AUSSI UN APÔTRE... DU BEAU JEU
C'est son portrait dressé par la communication de l'OM qui l'assure : "Míchel demande beaucoup à ses joueurs, notamment de prendre du plaisir pour présenter un football offensif et agréable. A l’image de l’école espagnole, la possession de balle est un atout important dans son approche. Il reste fidèle à ses idées." Elles lui ont permis notamment de remporter le Championnat grec. En revanche, à Séville, ses lubies lui ont été fatales puisqu'il a été démis de ses fonctions pour manque de résultats moins d'un an après avoir été nommé. Il a laissé l'équipe andalouse à la 12e place. Qu'importe, Míchel, c'est 52% de victoire en carrière.

BIELSA LUI EN DOIT UNE
Míchel a croisé la route de Marcelo Bielsa. Et ce dernier n'est pas prêt de l'oublier. C'était en 2012, à cette époque, Marcelo Bielsa fait ses génuflexions dans le carré de l'Athletic Bilbao et Míchel s'agite dans celui du FC Séville. Lors d'une rencontre émaillée par plusieurs coups de sifflets litigieux (une main non-sifflée, un penalty généreux, une expulsion...), El Loco pique une de ses légendaires crises contre l'arbitre assistant. Fair-play, Míchel place son corps entre le bouillant argentin et le 4e arbitre, lui évitant de finir la rencontre en tribunes. Après le match, Bielsa fera l'éloge de ce moment, "un acte de camaraderie d'une grande noblesse, sans exagérer, il est difficile d'oublier ce genre de geste".

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