PSG : Areola, encore et toujours les mêmes doutes

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MAILLON FAIBLE ? - Désigné numéro 1, parallèlement aux départs de Buffon et Trapp cet été, Alphonse Areola semble déjà dans le creux de la vague. Le gardien du PSG n'a pas rassuré en concédant deux buts sur ses deux premières frappes cadrées de la saison, dimanche à Rennes (2-1).

Si c'est cadré, c'est dedans. Si cette affirmation, concernant Alphonse Areola, peut paraître exagérée, elle n'en est pas pour autant moins vraie. Face à Rennes (2-1) dimanche soir, il n'a été que très peu sollicité par l'attaque bretonne. Mais, une nouvelle fois, cela n'a pas empêché chaque occasion adverse (2 frappes cadrées sur 3) de finir au fond des filets. Ses deux tirs cadrés concédés en Ligue 1 cette saison, après 134 et 138 minutes de jeu, coïncident avec les réalisations de M'Baye Niang (44e) et Romain Del Castillo (48e). S'il est excessif de lui imputer la responsabilité de ces deux buts, son manque de sérénité et son extrême passivité ne l'en dédouanent pas totalement non plus.

"Je ne me souviens pas de grand-chose pour lui. Il y a deux frappes et deux buts, c'est presque tout. C'est un match malchanceux", a analysé froidement son entraîneur Thomas Tuchel, après ce premier revers inattendu en Bretagne. Pourtant, lorsqu'il lui a été demandé de confirmer qu'Areola sera bien le gardien titulaire du PSG cette saison, le coach parisien a maintenu le flou sur le statut de l'enfant du club : "Non, je ne peux pas confirmer tant que le mercato est ouvert", a-t-il lancé. "Chaque joueur doit montrer ses qualités, Alphonse y compris. Mais ce n'est pas le moment d'en parler, on ne peut rien confirmer."

Une petite phrase qui en dit long sur les intentions de Tuchel. Elle s'inscrit dans un discours inhabituel du coach parisien à propos de son gardien de 26 ans, prolongé l'hiver dernier jusqu'en juin 2023. Après une préparation loin d'être exempte de tout reproche, notamment contre l'Inter Milan (1-1, 5 t.a.b à 6) et le Trophée des champions face à Rennes (2-1), l'ancien entraîneur du Borussia Dortmund avait fait savoir avant le match face à Nîmes (3-0) qu'il attendait plus de la part d'Areola. "Maintenant, c'est mon avis, c'est à Alphonse de montrer qu'il est capable d'améliorer et de surmonter cette étape et de prendre des responsabilités. C'est absolument nécessaire et très important pour nous", avait-il indiqué.

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Un avertissement qui n'a pas eu l'effet escompté sur la doublure de Lloris en équipe de France. Et qui illustre le manque de confiance envers celui qui a été désigné numéro 1, parallèlement aux départs de Gianluigi Buffon et Kevin Trapp. Alors qu'Areola semblait tenir le corde pour mettre fin au perpétuel débat sur le gardien que le PSG traîne comme un boulet, il l'a rouvert à son insu. Le club de la capitale, qui ne compte dans ses rangs qu'Alphonse Areola et Marcin Bulka, jeune espoir de 19 ans arraché à Chelsea, a besoin d'un portier capable d'être exemplaire sur les rares tirs cadrés concédés.

Et pour renforcer un poste identifié comme un point faible majeur, il est prêt à aller recruter. Les noms de Gianluigi Donnarumma, que le directeur sportif Leonardo a côtoyé au Milan AC, et Keylor Navas, remplaçant au Real Madrid, sont régulièrement soufflés du côté du Parc des Princes. Le PSG, qui travaille concrètement sur ces deux pistes, étudie la faisabilité financière d'un tel recrutement. On imagine qu'un éventuel départ de Neymar pourrait faciliter grandement la tâche de l'état-major parisien. 

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