PSG : en choisissant Tuchel pour succéder à Emery, l’Émir du Qatar envoie un message à Nasser Al-Khelaïfi

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FOOTBALL – Selon ESPN, c’est une certitude : Thomas Tuchel sera l’entraîneur du PSG la saison prochaine. Un choix du seul Émir du Qatar, propriétaire du club, qui a pour le moins parasité les efforts du président Nasser Al-Khelaïfi et du directeur sportif Antero Henrique.

Voilà déjà une bonne semaine que le nom de Thomas Tuchel est celui qui circule le plus dans le feuilleton de la succession d’Unai Emery sur le banc du PSG, initié au lendemain de l’élimination contre le Real Madrid en 8es de finale de la Ligue des champions. Bild, L’Équipe, RMC et Le Parisien ont tour à tour confirmé que l’Allemand était devenu la cible prioritaire du club parisien. Ce vendredi, ESPN va plus loin : le site de la chaîne américaine affirme catégoriquement que l’ex-coach de Dortmund a déjà raflé la mise. Mieux : il livre aussi, au passage, de croustillants détails sur la façon dont les choses se sont passées.

"Génie tactique"

Aussitôt actée la nouvelle désillusion européenne, les dirigeants du PSG sont partis à la recherche d’un nouvel entraîneur. Très vite, le président Nasser Al-Khelaïfi prend contact avec l’entourage d'Antonio Conte, en partance de Chelsea à la fin de la saison. Les discussions démarrent bien et l’Italien fait savoir qu’il est intéressé par le challenge. Dans le même temps, le directeur sportif, Antero Henrique, tente de le convaincre de privilégier un technicien portugais, soit Paulo Fonseca, actuellement à la tête du Chakhtar Donetsk, soit Leonardo Jardim, le coach de l’AS Monaco.

Une semaine plus tard, le 12 mars, les deux dirigeants s’en vont rendre visite à Neymar, en pleine convalescence au Brésil. Et assez vite, le site Paris United, souvent bien renseigné, révèle que la star a fait part à ses dirigeants de son souhait de voir l’Espagnol Luis Enrique devenir le prochain entraîneur du PSG. Al-Khelaïfi et Henrique répondent par l’affirmative et, en rentrant, entament des discussions avec l’ex-coach du Barça. Mais ils se heurtent à deux obstacles de taille : premièrement le technicien demande beaucoup d’argent, deuxièmement il négocie déjà avec Chelsea et l'affaire semble presque entendue.

C’est dans ce moment de flottement que l’Émir du Qatar intervient. Depuis Doha, le propriétaire du club décide unilatéralement que ce sera Tuchel. L’Allemand a une sulfureuse réputation après s’être mis à dos nombre de ses joueurs et n’affiche qu’une petite Coupe d’Allemagne à son palmarès ? L’Émir préfère voir son "génie tactique", son autorité et sa capacité à développer un jeu offensif plein de panache et d’esthétisme. Il prend ainsi le pari de débaucher le futur Pep Guardiola.

Au-delà de la pertinence supposée de ce choix, l’épisode est là pour rappeler comment les choses se passent dans ce club ayant la singularité d’être détenu par un État, où les décisions importantes se prennent directement sans passer par Paris. Surtout, dans ce cas précis, le président et le directeur sportif n’ont même pas été consultés et n’ont eu d’autre choix que de suivre. Ce qui représente une forme de désaveu, voire de camouflet, après les échecs successifs de Laurent Blanc et Unai Emery. Deux entraîneurs choisis par Nasser Al-Khelaïfi.

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