Metz-Lyon (2-1) : l'OL au fond du trou

Football

LIGUE 1 - Menés à dix minute du terme, les Messins ont renversé la table pour s'imposer en toute fin de rencontre. Bien aidés, il faut dire, par la fébrilité lyonnaise.

L'OL n'a pas encore perdu tout son lustre de la dernière décennie. La preuve : le FC Metz, qui le recevait ce dimanche, a passé tout la rencontre recroquevillé devant son but, ne sortant de son camp que pour placer (laborieusement) quelques contres. Mais Lyon, qui restait sur deux défaites en Ligue 1 et une humiliante élimination contre l'Astra Giurgiu en barrage de la Ligue Europa , même après avoir dominé les débats et ouvert le score, n'a pas su ne serait-ce que conserver le point du nul. Cette défaite (1-2) est la troisième en quatre matches de Championnat. Elle officialise le pire début de saison de l'histoire du club.

Cette fois, tout s'est joué dans la dernière demi-heure. À la 68e minute, les Gones mènent un de leurs premiers contres du match. À quatre contre deux défenseurs lorrains. Deux attaquants lyonnais, pourtant seuls à gauche, attendent longtemps que le ballon leur parvienne. Il leur parvient finalement, un peu par chance, semble-t-il. Ferri, toujours seul, bute alors sur Carrasso. Mais, dans un réflexe, il centre du gauche pour Lacazette, en embuscade au second poteau. L'attaquant, du droit face au but vide, fait le job. Et c'est tout l'OL qui pousse un immense (mais prématuré) "ouf" de soulagement.

Metz l'emporte à l'envie

C'est là que le match bascule et que le FC Metz se rebelle. Une réaction logique qui serait sans doute restée vaine si les hommes de Fournier n'étaient pas aussi fébriles. À la 81e, Ferri (encore lui) commet une faute grossière sur Sarr en plein dans sa surface. C'est, en quelque sorte, une nouvelle offrande de l'actuel meilleur passeur décisif de la L1 (trois unités). Ngbakoto ne se fait pas prier et transforme le penalty d'un plat du pied en pleine lucarne...

Quatre minutes et deux occasions, une de chaque côté, passent ensuite. Et puis c'est le drame, si l'on se place du point de vue lyonnais : Sarr décale Lejeune sur la droite de la surface adverse mais le centre-tir de l'ex-Auxerrois est contré par Jallet... juste avant que Falcon ne se jette sur le ballon comme un mort de faim pour placer une tête plongeante synonyme de première victoire des siens cette saison. Signe qui ne trompe pas : plutôt que de pousser pour égaliser dans les derniers instants, les Rhodaniens ont au contraire écopé pour éviter une défaite plus lourde. Jamais Jean-Michel Aulas, le président lyonnais depuis 1987, n'a limogé un coach en cours de saison. Les prochaines semaines s'annoncent intéressantes.

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