Michel Platini blanchi par la justice suisse : "J'espère que la Fifa aura la décence de lever ma suspension", contre-attaque l'ex-président de l'UEFA

Michel Platini blanchi par la justice suisse : "J'espère que la Fifa aura la décence de lever ma suspension", contre-attaque l'ex-président de l'UEFA

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JUSTICE - La justice suisse a blanchi l'ancien président de l'UEFA dans l'affaire du versement de 2 millions de francs suisse qui lui avait coûté sa candidature à la tête de la FIFA. L'ex-numéro 10 des Bleus veut revenir dans le jeu.

Michel Platini mis hors de cause par le parquet suisse dans l'affaire de la Fifa. C'est ce qu'a révélé vendredi soir Le Monde, confirmé ensuite par l'ancien numéro 10 des Bleus en personne. 


Dans un courrier transmis aux avocats de l'ex-star de la Juventus, le parquet suisse indique qu'il blanchit ce dernier des accusations d'un "paiement déloyal" de 2 millions de francs suisses prétendument reçu en 2011 de l'ancien patron de la Fifa, Joseph Blatter, en guise de rémunération pour une fonction de conseiller spécial. "Nous vous confirmons que la présente procédure n'est pas menée à l'encontre de votre mandant, Michel Platini", a indiqué à l'avocat de ce dernier le procureur suisse. "Nous pouvons également vous confirmer que votre mandant ne sera pas incriminé dans le cadre de la présente procédure." 


Une décision juridique accueillie avec soulagement par Platini qui pourrait bien vouloir revenir dans le jeu : "J'espère que la Fifa aura le courage et la décence de lever ma suspension, puisque la justice a établi qu'il n'y avait pas de paiement déloyal", a encore indiqué à l'AFP l'ancien président de l'UEFA (2007-2015).

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Toujours suspendu de la Fifa

Contrairement à Joseph Blatter, Michel Platini avait jusqu'ici été entendu comme "personne appelée à donner des renseignements", l'équivalent du témoin assisté en France. La défense de Michel Platini était intervenue à plusieurs reprises pour presser le parquet de prendre position dans cette affaire en suspens depuis septembre 2015. 


Les accusations relatives à ces malversations présumées ont coûté particulièrement cher à l'ancien patron de l'UEFA. L'ouverture de l'enquête avait conduit à sa suspension pour huit ans par la Fifa, ramenée à quatre ans en mai 2016. Surtout, il avait dû mettre un terme à son ambition de briguer la succession de Joseph Blatter à la tête de la Fifa. En décembre dernier, Michel Platini a déposé un recours auprès de la Cour européenne des droits de l'homme pour contester les mesures de suspension dont il a été victime durant l'enquête. La thèse selon laquelle Michel Platini aurait été sciemment écarté de la course à la présidence de la Fifa par plusieurs hauts responsables de l'organisation, au moyen de ces accusations, n'a cessé de prendre de l'ampleur tout au long de l'enquête. 

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