Monaco : Ranieri, une Coupe avant la porte ?

Monaco : Ranieri, une Coupe avant la porte ?

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FOOTBALL - Claudio Ranieri, malgré un bilan sportif respectable, est sur la sellette à l'AS Monaco, à l'heure où le club princier s'en va défier mercredi Guingamp en demi-finale de la Coupe de France. Un trophée qui, comme la probable qualification directe pour la prochaine Ligue des champions, pourrait ne pas suffire à sauver la peau de l'entraîneur italien sur le Rocher. Metronews vous dit pourquoi.

Le football est un sport cruel. Demandez à un entraîneur comme Antoine Kombouaré, licencié en décembre 2011 par le PSG alors que le club de la capitale était leader de la Ligue 1 à mi-saison. Le technicien kanak avait été sacrifié sur l'autel de l'image par les dirigeants qatariens de Paris, qui ne l'estimaient pas suffisamment "sexy" pour porter leur ambitieux projet. Un sort que pourrait également connaître Claudio Ranieri au sein de l'autre grande puissance financière du football hexagonal, l'AS Monaco.

Là encore, le bilan sportif pourra difficilement servir de prétexte à un éventuel licenciement. Débarqué sur le Rocher en 2012, l'entraîneur italien a, jusqu'à présent, répondu aux attentes de son président, le milliardaire russe Dmitri Rybolovlev. Dès sa première saison, le Transalpin a permis à l'ASM de retrouver la Ligue 1. La deuxième devrait se solder par une qualification directe en Ligue des champions et peut-être par une sixième Coupe de France. La formation azuréenne, qui se déplace mercredi à Guingamp dans le cadre des demi-finales, est en effet la grandissime favorite de la compétition.

Ranieri, "l'homme de dépannage"

Pourquoi, alors, les rumeurs d'une éviction ne cessent-elles de grandir ? "C'est certainement un technicien compétent pour la reconstruction, mais en Italie, il n'a jamais été à la tête d'un club pour aller gagner un titre. Il s'est souvent retrouvé dans les bons clubs, mais au mauvais moment", rappelle pour metronews Alessandro Grandesso, correspondant de La Gazzetta dello Sport . "C'est toujours l'homme de dépannage qui permet à l'équipe de trouver un certain équilibre. Ensuite, ses dirigeants ont souvent préféré confier leur équipe à d'autres types d'entraîneurs".

Ce scénario est chaque jour plus crédible à Monaco, où la méthode musclée de Ranieri, qui n'est pas le roi de la diplomatie, ne fait pas l'unanimité. L'Italien pourrait également pâtir de l'influence grandissante d'un agent tout-puissant, Jorge Mendes. Le Portugais, qui représente les intérêts de Radamel Falcao ou James Rodriguez, aurait ainsi proposé Diego Simeone, l'entraîneur argentin de l'Atlético Madrid, aux dirigeants de l'ASM.

"J'accepte ce qui se dit. Moi, j'aime le football, mon métier, et suis très sérieux dans mon travail. Mais je reconnais qu'une carrière à la Wenger ou Ferguson dans un club aujourd'hui, c'est très difficile à voir !", a réagi lundi Ranieri au cours d'une conférence de presse durant laquelle, tout sourire, il s'est laissé aller à une confession : "Je ne sais pas si je serai entraîneur de Monaco la saison prochaine". Seule certitude, soulignée par notre confrère : "Pour Monaco comme pour Ranieri, l'été sera chaud".

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