Monaco : Vasilyev assume "changer de stratégie" mais promet qu'il "reste ambitieux"

Monaco : Vasilyev assume "changer de stratégie" mais promet qu'il "reste ambitieux"

LIGUE 1 - Au lendemain du départ de Radamel Falcao, le vice-président monégasque Vadim Vasilyev a justifié ce mardi, dans une interview à Canal +, la nouvelle politique décidée par le propriétaire Rybolovlev. Contraint par le fair-play financier, le club de la Principauté veut désormais construire sur le long terme. ''Mais on reste ambitieux'', jure-t-il.

La prise de parole était attendue par les supporters monégasques. Elle n'a pas tardé. Ce mardi, le vice-président de Monaco Vadim Vasilyev a fait la tournée des médias pour justifier la politique de son club, qui a laissé partir ses deux stars, James Rodriguez (Real Madrid) et Radamel Falcao (Manchester United). 'Nos joueurs partent pour les plus grands clubs du monde, cela veut dire qu'on a des joueurs de qualité et qu'on travaille bien'', a-t-il d'abord feint. Avant d'affirmer, en dépit des apparences et des critiques qui pullulent depuis des semaines : ''Le président est toujours ambitieux, il aime toujours le foot, et le foot à Monaco.''

Il n'empêche, la direction russe a bel et bien entériné un changement total de politique , un an après un mercato flamboyant qui avait fait de l'ASM le deuxième club le plus dépensier au monde. ''Il y a deux chemins, explique Vasilyev à Canal +. Soit on investit beaucoup pour avoir des résultats rapidement. Soit on investit intelligemment pour avoir un projet à long terme. On a choisi le deuxième chemin.''

''Les débuts sont difficiles, on n'est pas contents''

Une bifurcation dictée par un élément central : le fair-play financier, qui impose aux clubs européens de ne pas dépenser plus que ce qu'ils gagnent. Avec moins de supporters que le PSG, donc moins d'abonnés, le club du Rocher a forcément moins de ressources. Et les premières sanctions infligées au club de la capitale ont refroidi les Russes . ''Il est hors de question de payer une amende, en plus de l'investissement que l'on fait, prévient le vice-président. On croyait qu'on allait avoir du temps avant le fair-play mais on n'en a pas, donc il a fallu équilibrer les comptes. On a déjà payé l'accord avec la Ligue 50 millions d'euros, qui sortent directement de la poche du président, et c'est quand même une somme…''

Voilà pour les raisons donc. Aujourd'hui, le vice-champion de France se retrouve avec une équipe moins talentueuse, ''mais pas démotivée du tout'', jure Vasilyev. ''Les débuts sont difficiles, on n'est pas contents, cela prend plus de temps que prévu à cause du changement de tactique mais le football n'est pas mathématique.'' Quant aux objectifs… ''On n'en a jamais fixé en Ligue des champions, reprend le vice-président, car le groupe est très équilibré. En Championnat, on veut gagner chaque match et on fera le bilan à la fin de la saison.'' Pas sûr que cela rassure les supporters.

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