Mondial 2014 : quatre stades encore en travaux à un mois du coup d'envoi

Mondial 2014 : quatre stades encore en travaux à un mois du coup d'envoi

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CHANTIER - A un mois du début de son Mondial, le Brésil retient son souffle. Quatre stades seront prêts juste à temps alors que l'insécurité grimpe. Un climat compliqué au sein duquel la Seleçao devra remporter son sixième titre de champion.

Ça ne va toujours pas mieux. Le 12 juin prochain, la grande fête du football qui a lieu tous les 4 ans va démarrer au Brésil, où se tient la 20e Coupe du monde de l'histoire. Mais à un mois du début des hostilités, l'heure est davantage à l'inquiétude qu'aux réjouissances. Jérôme Valcke, le secrétaire général de la Fifa, déclarait fin avril son 'inquiétude' de voir des stades prêts à la dernière minute . Ils sont quatre (sur douze), dont celui qui accueillera la cérémonie d'ouverture, dans ce cas.

A Sao Paulo, les travaux de l'Arena Corinthians ont été retardés par deux accidents qui ont coûté la vie à trois ouvriers, auxquels se sont ajoutés des problèmes dans les tribunes supplémentaires. Samedi, l'enceinte a pourtant été inaugurée… pour 20.000 spectateurs, à l'occasion d'un match entre anciens joueurs du Corinthians. Dans une semaine, une nouvelle rencontre se déroulera devant 50.000 personnes, puis un test officiel aura lieu le 21 mai. Même protocole d'urgence à Curitiba (sud-est du pays), stade pour lequel la présidente du pays, Dilma Rousseff, s'est elle-même dite ''préoccupée'' ; à Cuiaba, où un ouvrier est mort jeudi alors qu'il travaillait sur les finitions ; et à Porto Alegre où, si le stade est prêt, tout le pourtour reste à aménager.

L'insécurité et les grèves plombent aussi l'ambiance

Et le problème s'étale à toutes les infrastructures : alors que la 4G devait être installée dans tous les stades, rares seront ceux qui disposeront d'internet. Les aéroports, qui vont devoir accueillir davantage de voyageurs, vont bricoler avec des structures provisoires, n'ayant pas été rénovés. Le tout dans un climat d'insécurité grandissante, les trafiquants tentant de reprendre en main les favelas dont ils ont été expulsés par les forces de l'ordre, pendant que les grèves (police, vigiles de banque, chauffeurs de bus) se multiplient.

Bombe à retardement ou simple impatience avant le grand coup de feu ? Mieux vaut, en tout cas, éviter toute étincelle qui empêcherait le Brésil se soulever la Coupe du monde. Or, celle-ci pourrait intervenir dès les 8es de finale, où les auriverdes affronteront l'Espagne (championne du monde) ou les Pays-Bas (vice-champions). La présidente Dilma Rousseff, qui se représente aux élections d'octobre, en a fait un enjeu politique. ''Le Brésil peut être champion du monde et moi perdre l'élection, mais il peut ne pas y arriver et moi être réélue'', a-t-elle tenté de plaisanter. Mieux vaut quand même que la Seleçao s'en tienne à la première suggestion.

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