Mondial-2018 : comme l’Italie, ces grandes nations ont manqué une Coupe du Monde

HISTOIRE - Lundi, l'Italie a connu une terrible désillusion en s'inclinant sur l'ensemble des deux matchs face à la Suède (1-0; 0-0) lors des barrages pour le Mondial-2018. Par le passé, d'autres grandes nations comme les Pays-Bas, l'Argentine ou encore la France ont échoué aux portes de la plus grande des compétitions.

Lundi 13 novembre 2017, le football a vécu un moment historique, voyant l’Italie, immense nation du ballon rond, échouer pour se qualifier à la prochaine Coupe du monde en Russie. Les coéquipiers de Alessandro Florenzi, Leonardo Bonucci ou encore Ciro Immobile n’ont pas trouvé la faille face à de valeureux Suédois (0-0), qui s’étaient imposés au match aller à Stockholm (1-0) lors des barrages pour la Coupe du monde. Une non-qualification qui a sonné comme un adieu déchirant pour le portier légendaire de la Squadra Azzurra Gianluigi Buffon. Le gardien de 39 ans raccroche ainsi les gants de l’équipe nationale avec cinq coupes du monde à son actif. Comme l’Italie ce lundi, de nombreuses grandes nations ont connu le même triste sort par le passé. Voici quelques exemples.

1970 : l’Argentine

C’est ce que l’on appelle une campagne totalement ratée. Dans un groupe composée du Pérou, de la Bolivie et donc, de l’Argentine, la sélection albiceleste n’empoche les trois points qu’à une seule reprise, à domicile face à la Bolivie (1-0), grâce à une réalisation du défenseur Rafael Albrecht. Dans les trois autres rencontres, l’Argentine ne signe qu’un résultat nul et aligne deux défaites, dont une au résultat sévère (3-1) sur le terrain de la Bolivie. Heureusement pour la nation qui a produit des joueurs de classe mondiale tels que Lionel Messi et Diego Armando Maradona, la sélection jouera la prochaine édition, en 1974 en Allemagne de l’ouest, avant de remporter celle de 1978 à domicile, emmenée par un grand Mario Kempes, auteur de six buts dans la compétition.

1994 : la France

Cela reste, à ce jour, le plus gros traumatisme du football français. Alors qu’elle figure en tête du groupe à deux journées de la fin, l’équipe de France tremble au plus mauvais des moments et s’incline, une première fois en Israël (3-2) malgré des réalisations de Franck Sauzée et David Ginola, puis à domicile face à la Bulgarie (1-2), dans un Parc des Princes sous le choc. Alors qu’elle menait au score grâce à un but d’Eric Cantona juste après la demi-heure de jeu (31’), celui qui deviendra le bourreau des Bleus, Emil Kostadinov égalise très rapidement (37’) avant d’asséner le coup final dans les dernières secondes de la rencontre, et ce alors que la célèbre chanson "L’Amérique" de Joe Dassin, résonne déjà dans les travées du stade parisien. 

Pour Gérard Houllier, le sélectionneur de l’époque, comme pour beaucoup de Français, l’ailier raffiné David Ginola sera le principal coupable de cette désillusion, préférant centrer au lieu de temporiser avant le but de Kostadinov. Si le Mondial américain échappe à la France cette année-là, ce ne sera que partie remise avec, quatre ans plus tard, le sacre des Bleus sur leur terre.

1994 : l’Angleterre

Comme les Bleus, l’Angleterre n’ont pas eu l’occasion de traverser l’Atlantique pour disputer la Coupe du monde 1994. Après avoir manqué consécutivement les éditions 1974 et 1978, la sélection entraînée par Graham Taylor récidive en finissant piteusement derrière la Norvège et les Pays-Bas dans leur groupe, et ce, malgré la présence dans leur effectif de joueurs de grande classe tels que Paul Gascoigne, David Platt, Stuart Pearce, Paul Ince ou encore le nouveau buteur star des Three Lions, Alan Shearer, auteur d’une seule réalisation lors des phases de qualification.

1998 : le Portugal

Le début des éliminatoires donnait déjà le ton du parcours chaotique des Portugais pour accéder au Mondial-1998. Avec une défaite d’entrée en Ukraine (2-1), la sélection lusitanienne entamait de la pire des manières cette campagne, malgré une victoire à l’extérieur dans la foulée en terre albanaise grâce à des réalisations de Luis Figo, Helder et du meneur de jeu Rui Costa. Avec deux résultats nuls consécutifs concédés face à l’Allemagne (0-0) et en Irlande du Nord (0-0), les coéquipiers de Fernando Couto vont accumuler trop de retard sur ses deux concurrents, l’Allemagne et l’Ukraine, finissant à la troisième place du groupe, malgré une victoire à domicile contre les Nord-Irlandais à l’ultime journée des éliminatoires (1-0). En retrouvant le Mondial en 2002, le Portugal met fin à une disette de près de 16 ans, depuis la Coupe du monde 1986 au Mexique, remportée par l’Argentine de Diego Maradona.

2002 : les Pays-Bas

S’ils ont remis ça cette année, échouant au sein du groupe de la France et de la Suède, qualifiée contre l’Italie en barrage, les Néerlandais ont connu plus grande désillusion il y a de cela 16 ans. Alors que la sélection actuelle n’affiche pas une qualité exceptionnelle, mêlant jeunes inexpérimentés et joueurs en fin de cycle tels que Robben et Sneijder, celle qui prétendait à une place au Mondial-2002 en Corée et au Japon était tout autre. Les Oranje comptaient parmi les meilleurs joueurs au monde avec les puissants Clarence Seedorf, Edgar Davids ou encore les attaquants redoutables qu’étaient Patrick Kluivert, Marc Overmars et Dennis Bergkamp. Avec deux matchs nuls et deux défaites en dix journées, les Néerlandais n’ont pu rivaliser avec l’Irlande de Richard Dunne, qui a cumulé 7 victoires en autant de rencontres, à l’instar du Portugal de Pedro Miguel Pauleta et Sergio Conceiçao, victorieux à Rotterdam face aux Pays-Bas (2-0). La défaite à Dublin face à l’Irlande (1-0) le 1er septembre 2001, constituera un tournant dans la désillusion Oranje.

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Coupe du monde de football 2018 en Russie

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