Mondial : le président de la Fifa veut investir un milliard d’euros "pour faire croître le football féminin dans le monde entier"

Football

Toute L'info sur

La Coupe du monde féminine de football 2019

PLAN - Après ce Mondial 2019 en France, qualifié par lui de "meilleure Coupe du monde féminine de l'histoire", le président de la Fifa, Gianni Infantino, a annoncé, ce vendredi, son intention de l'élargir de 24 à 32 équipes dès 2023. Mais pas seulement.

"Il y aura un avant et un après." C’est un Gianni Infantino grandiloquent qui a pris publiquement la parole ce vendredi, d’abord pour se réjouir de la réussite sans précédent du Mondial 2019 se tenant actuellement en France, qu’il a qualifié de "meilleure Coupe du monde féminine de l'histoire, phénoménale, exceptionnelle". 

Mais le président de la Fifa, avant même la finale de dimanche, voit déjà au-delà : "Il ne faut pas perdre de temps, a-t-il affirmé. Il ne suffit plus de se dire que l’on se revoie dans quatre ans. Il ne faut pas que les gens oublient. Il faut travailler, rien n'est impossible. Si on regarde le succès de cette Coupe du monde, il faut voir encore plus grand." Pour ce faire, le dirigeant a formulé plusieurs propositions, destinées à développer significativement l'essor du football féminin.

Une dotation financière doublée

La première d’entre elles consiste à augmenter dès 2023 le nombre d’équipes admises dans la phase finale de la compétition, de 24 à 32, comme chez les hommes actuellement. Ce n’est pas anodin : en 1991, lors de la première édition d’un Mondial féminin, seules 12 équipes avaient participé, avant de passer à 16 en 1999 puis à 24 en 2015. Et plus il y a de matchs, plus les recettes augmentent mathématiquement, que l’on parle de billetterie ou de publicités. Ce qui devrait toutefois, au moins dans un premier temps, accentuer le déséquilibre de certains matchs, comme l’a illustré la victoire 13-0 des Américaines face à la Thaïlande cette année. Mais le football masculin a démontré qu’il s’agit d’une étape nécessaire à un nivellement par le haut.

Voir aussi

Autre initiative, et non des moindres : le patron de la Fifa compte doubler la dotation financière destinée aux équipes engagées en Coupe du monde, laquelle s’élevait, au global, à 50 millions d’euros pour ce Mondial, à comparer aux 400 millions dévolus au Mondial masculin de 2018. Des montants qui incluent les primes de résultats, mais aussi le financement des entraînements et de la préparation. Gianni Infantino, en outre, veut aussi doubler les sommes payées par la Fifa pour dédommager les clubs laissant leurs joueuses disputer un Mondial.

Voir aussi

Le dirigeant veut enfin créer une Coupe du monde féminine des clubs "dès l'année prochaine", avec des grosses équipes issues de chaque continent, comme chez les hommes, mais surtout que l’instance investisse massivement. "La Fifa a des réserves de l’ordre de 2,7 milliards. Nous y prendrons 500 millions, qui viendront s’ajouter à 500 autres millions que nous avions déjà décidé d’investir", a-t-il détaillé. L’idée étant d’enclencher un cercle vertueux "pour faire croître le football féminin dans le monde entier". Et, au passage, de capitaliser le milliard de téléspectateurs qui a suivi ce Mondial, un record absolu, auquel s’ajoute plus d’un million de supporteurs s’étant rendus dans les stades, pour un taux de remplissage jamais atteint de 74,57 %, dont 24 matchs à guichets fermés. Vous l’aurez compris : tout cela n’était donc qu’un début.

Lire et commenter