Espagne : José Antonio Reyes, ex-international du Real Madrid et d’Arsenal, tué dans un accident à l'âge de 35 ans

Football

CARNET NOIR - L'Espagne du football en deuil : l'ancien international José Antonio Reyes, qui a évolué entre autres à Arsenal et au Real Madrid, est décédé dans un accident de voiture à 35 ans, a annoncé ce samedi son club formateur, le Séville FC.

"On ne pouvait pas commencer la journée aussi mal. José Antonio Reyes nous a quitté dans un accident de voiture. Repose en paix." Par ces mots, tweetés par le compte officiel du Séville FC ce samedi en début d’après-midi, l’Espagne, et le monde par ricochet, ont appris la terrible nouvelle. À savoir le décès d’un footballeur âgé de 35 ans, un attaquant à la patte gauche exquise, qui a fait le bonheur de la Roja, la sélection espagnole, du Real Madrid et des Gunners d’Arsenal, entre autres.

Selon la mairie d'Utrera, sa ville de naissance, José Antonio Reyes est décédé lors d'un accident survenu sur l'autoroute reliant Utrera à Séville. Un neveu du joueur y a également trouvé la mort. Le club d'Extremadura, en deuxième division espagnole où le joueur achevait sa riche carrière, s'est aussi ému, sur Twitter, de ce décès : "L'Extremadura UD, l'âme en peine et le coeur brisé, annonce le décès de son joueur José Antonio Reyes."

Auparavant, celui qui avait débuté en Liga à l’âge de 16 ans avec le Séville FC, son club formateur qui voyait alors en lui un prodige, s'était distingué en rejoignant Arsenal, où il a fait partie des fameux "Invincibles" menés par Thierry Henry et sacrés champions d'Angleterre en 2004 sans avoir perdu le moindre match (exploit resté inégalé depuis).

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Ensuite, il y eut les ors du Real Madrid, un plus long passage chez les rivaux de l’Atlético, un détour par le Benfica Lisbonne, puis un retour à Séville, avant de finir, pour ce qui est de l'élite, à l’Espanyol et à Cordoba. En parallèle, José Antonio Reyes a accumulé quelque 21 sélections durant l’âge d’or de l’équipe d’Espagne, mais ne remportera ni la Coupe du monde 2010, ni les Euros 2008 et 2012, en raison d’une trop forte concentration de talents en attaque à l’époque.

Restera dans les mémoires le souvenir d’un ailier au jeu raffiné, plus technique que rapide ou puissant, dessinant comme l’idée d’un anachronisme dans un football moderne toujours plus athlétique, que ses blessures à répétition n’ont fait qu’accentuer. Ses anciens coéquipiers, eux, retiennent sa personnalité attachante. "Je suis brisé, détruit, je n’ai pas de mots. Toute mon affection à sa famille", a, par exemple, tweeté Sergio Ramos, actuel capitaine de l’équipe d’Espagne et du Real Madrid, qui l’avait côtoyé lors de ses jeunes années à Séville. Et ne l’oubliera jamais.

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