Neymar blessé : son père et le PSG poussent un (gros) coup de gueule contre l’arbitrage (et les Strasbourgeois)

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Neymar la superstar du PSG

FOOTBALL – Le cas Neymar, blessé au pied mercredi contre Strasbourg en Coupe de France, n’en finit pas de faire des vagues… Tandis que le PSG s'organise pour le soigner au plus vite, le club et le père de l'attaquant montent au front pour le protéger.

Appelons cela la double peine. Alors qu’ils étaient encore en train de digérer la sortie sur blessure de Neymar, mercredi soir face à Strasbourg en Coupe de France, "une réactivation douloureuse de la lésion du 5e métatarsien droit" (dixit le communiqué du PSG), soit la même blessure au pied qui avait laissé la star sur le carreau durant trois mois la saison passée, survenant cette fois trois semaines avant le rendez-vous crucial avec Manchester United en Ligue des champions, les supporters parisiens ont, en outre, dû supporter les réactions acerbes des Strasbourgeois, et le débat qui a suivi.

Rien à foutre de sa blessure.- Lionel Carole, défenseur de Strasbourg

Le défenseur Lionel Carole : "Rien à foutre (de sa blessure). Il n’y a pas que lui qui a pris des fautes." Le milieu Anthony Gonçalves : "On n’est pas ses faire-valoir. On défend un club, un maillot, des supporters. S’il veut s’amuser, on répond avec nos armes. On ne se laissera pas faire. Qu’il ne vienne pas chouiner après. Et il aime bien le faire." Leur entraîneur, Thierry Laurey : "Je comprends que mes joueurs en aient marre de se faire chambrer, narguer. Je veux bien qu’on protège les gens, mais il y a des limites. Sa passe du dos contre Guingamp alors que le PSG mène 5-0, c’est se moquer."

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La réplique n’a pas tardé. Vendredi, Pascal Garibian, patron des arbitres français, a reçu, selon RMC, une lettre signée du directeur sportif du PSG, Antero Henrique. La missive recense toutes les fautes subies par l’attaquant brésilien face à Strasbourg, souligne qu’il est le joueur qui en subit le plus en Ligue 1 (40 en 13 matchs cette saison) et, d’un ton ferme et agacé, réclame que les arbitres protègent mieux leur très cher joueur.

Dans sa carrière, mon fils a eu de la chance, il pourrait être sur un fauteuil roulant aujourd’hui.- Neymar Senior

Puis ce samedi, c’est Neymar Senior, le père (et agent), qui, par écrit, via son compte Instagram, est monté au front : "Dans sa carrière, mon fils a eu de la chance, il pourrait être sur un fauteuil roulant aujourd’hui. (…) Si mon fils tombe, c'est un plongeur. Et s'il se protège d'une faute en l'évitant, c'est encore une simulation. Mon fils subit des fautes à répétition, typiques de l’anti-jeu. Cette protection doit se faire par l’arbitrage. Certains disent que Neymar mérite ce traitement. Mais soyez prêts, parce que comme toujours il reviendra plus fort."

Puis le paternel de préciser le fond de sa pensée : "Ce n’est pas le cri d’un père, c’est la fatigue de ce système socialiste du football, ce système ‘tous égaux’. Dribbler, on ne peut pas ? Avoir du talent, on ne peut pas !" 

Loin de ces considérations, l’entraîneur du PSG, Thomas Tuchel, est à son tour revenu, ce samedi après-midi, sur la blessure de son leader technique : "Il a commencé ses soins, nous devons attendre cette semaine car il est trop tôt pour dire comment sa blessure va évoluer... Neymar est triste. Je suis triste. La situation est horrible. Il nous manque énormément."

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En attendant, Le Parisien révèle, en parallèle, que le club parisien se donne 24 heures pour choisir le traitement le plus pertinent, consultant pour ce faire les meilleurs spécialistes orthopédiques du monde, avec l’aval du docteur de l’équipe du Brésil, Rodrigo Lasmar, qui avait opéré Neymar le 3 mars dernier. De son côté, le principal intéressé relativise.

En effet, ce samedi, si l’on en croit son dernier post Instagram, ses pensées sont toutes tournées vers le Brésil, où la rupture récente d’un barrage minier a fait au moins neuf morts, et près de 300 disparus. Ce qui rappelle que le football, ses soubresauts et les conversations qu’il fait naître, n’ont jamais rien de bien sérieux.

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