Non, marquer un but avant la mi-temps n'est pas un avantage...

Non, marquer un but avant la mi-temps n'est pas un avantage...
Football

ÉTUDE - Parmi les nombreuses idées reçues dans le foot, une a la vie dure : celle de croire qu'une équipe qui marque avant la pause prend un ascendant psychologique sur son adversaire. Mais une université belge vient de prouver que ce n'était pas forcément le cas...

"Ils viennent de marquer au meilleur moment..." Combien de fois les amateurs de ballon rond ont-ils entendu cette phrase prononcée par les commentateurs ? Presque à chaque match, en fait, pour peu qu'une des deux équipes ouvre le score entre la 38e et la 45e minute de jeu. Soit juste avant la mi-temps. Et souvent, dans la foulée, un consultant enfonce le clou en affirmant que "ça va pas mal gamberger chez l'adversaire dans les vestiaires..." C'est ce que l'on appelle un poncif, ou une idée reçue. Et comme souvent, elle ne base sur quasiment rien.

"Ce but entraîne une perte de concentration et une diminution des efforts"

En tout cas, pas sur une vérité scientifique, comme vient de le démontrer une étude publiée par l'Université de Gand mardi. En effet, selon les chercheurs belges, qui ont décortiqué 1.179 rencontres de Coupe d'Europe, marquer juste avant la pause aurait même un effet inverse. Notamment lorsque c'est l'équipe qui évolue à domicile qui ouvre le score. En cause, nous explique cette étude, un phénomène de décompression, faisant que les joueurs se relâchent alors dangereusement... "Une saine pression disparaît, de manière consciente ou non, explique le Professeur Stijn Baertce, dans des propos relatés par La Libre Belgique. Ce qui entraîne une perte de concentration et une diminution des efforts".

Conséquence directe, l'équipe qui a ouvert le score a statistiquement moins de chance que l'autre d'inscrire un but en seconde période. D'autant que les supporters de cette équipe ont aussi un peu tendance à se reposer sur leurs lauriers et à moins pousser que ceux d'en face, qui, eux encouragent un peu plus leurs joueurs alors menés au score. Surtout, l'étude démontre que l'émotion engendrée par ce but survenu avant de rentrer aux vestiaires a tendance à perturber les analyses de l'entraîneur et sa clairvoyance sur les forces en présence. Résultat, les chercheurs estiment qu'il n'existe pas de meilleur moment dans un match pour marquer. Sauf quand même un bon vieux but de raccroc à la tout fin des arrêts de jeu. 

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