Nouveaux soupçons de corruption autour du Mondial 2022 au Qatar

Nouveaux soupçons de corruption autour du Mondial 2022 au Qatar

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REVELATIONS – Selon The Telegraph, le FBI enquête actuellement sur des faits de corruption autour de l'attribution de la Coupe du monde de football 2022 au Qatar. Toujours d'après le quotidien britannique, Jack Warner, l'ancien vice-président de la Fifa, et ses proches auraient touché près de 2 millions d'euros de la part d'une entreprise qatarie.

L'étau se resserre. Après les premières révélations de France Football, en janvier 2013, voilà que des informations plus précises sur des soupçons de corruptions pour inciter les membres de la Fifa à choisir le Qatar en tant que pays organisateur de la Coupe du monde de football 2022 viennent de sortir dans la presse britannique.

En effet, selon The Telegraph paru mardi, Jack Warner, ancien vice-président de l'instance dirigeante du football mondial, aurait touché de l'argent en décembre 2010 de la part d'une entreprise qatarie. Soit quelques jours après l'attribution de la compétition… Plus précisément, la société Kemco aurait versé au dirigeant originaire de Trinité-et-Tobago la somme de 1,2 million de dollars (862 000 euros) ainsi que plus de 750 000 dollars (540 000 euros) à l'un de ses fils.

Jack Walker déjà impliqué dans une affaire de pots-de-vin

Le tout via la compagnie Jamad, qui appartient à Warner, dont The Telegraph s'est procuré un document comptable montrant aussi que l'un des employés de Jamad aurait lui aussi touché 400 000 dollars (287 000 euros). Autre élément troublant, le gérant de la société Kemco n'est autre que Mohamed Bin Hammam, l'ancien représentant du Qatar à la Fifa… Autant de transactions sur lesquelles enquête actuellement le FBI, depuis que les fonctionnaires américains ont interrogé le fils aîné de Jack Warner, qui vit aux Etats-Unis. D'importantes sommes d'argent ayant notamment transité via une banque new-yorkaise.

Une pièce de plus au dossier déjà bien épais de l'ancien vice-président de la Fifa, qui a dû quitter son poste en juin 2011 à cause d'une affaire de pots-de-vin versés aux membres du syndicat de football des Caraïbes afin de promouvoir la candidature de Mohamed Bin Hammam, qui affrontait Sepp Blatter, actuel président de l'instance dirigeante, lors des élections en 2011. Une sale affaire pour la Fifa.


 

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