OL : face aux révélations des salaires, Génésio évoque les "jaloux et envieux"

Football

FOOTBALL – C’est une journée particulière que vit ce vendredi 16 décembre 2016 le monde de la Ligue 1. Face aux révélations de L’Equipe sur les salaires des joueurs et entraîneurs, ces derniers sont priés de faire des commentaires. Pour Bruno Génésio, c’est un classique "jaloux et envieux" qui est naturellement sorti. Morceaux choisis.

La transparence et le football font rarement bon ménage. Les Football Leaks, et les réactions qu’elles suscitent depuis deux semaines, témoignent plutôt bien de l’opacité qui règne dans le milieu du ballon rond. Ce vendredi 16 décembre, les révélations des salaires de Ligue 1 peuvent être envisagées de la même manière tant les acteurs qui composent le championnat de France ne semblent pas franchement à l’aise avec cette idée.

Cet inconfort n’a pas empêché les journalistes présents en conférence de presse en amont de cette 18e journée de questionner joueurs et entraîneurs au sujet desdites révélations. Et si certains ont opté pour le sécurisant botté au touche ("cela ne me concerne pas. Ce sont des choses privées", botte Unai Emery côté parisien), d’autres ont tenté une approche plus détendue.

Le site de l’OL "zappe" ce passage dans son compte-rendu

"Cela a plus amusé mes joueurs qu’autre chose, a avancé Bruno Génésio devant la presse. Je les ai entendus se chambrer et ils m’ont même chambré moi." L’entraîneur de l’OL, pas gêné que son salaire de 100 000 euros par mois ait été dévoilé, lie ce "tabou" à un mal "très français". "A l’étranger, c’est plutôt bien vu que des gens réussissent et gagnent de l’argent, argumente-t-il. Ils sont plutôt admirés et reconnus. En France, on est plutôt jaloux et envieux."

Bémol, ce sentiment de liberté n’est pas vraiment partagé dans ses propres rangs. Le site officiel de son OL, par exemple, a décidé de ne pas relayer ces propos dans son compte-rendu de conférence de presse.  Il y a un peu plus d’un an, son président Jean-Michel Aulas s’était lui montré scandalisé que le salaire de Mathieu Valbuena ne filtre dans le journal Libération. "Je trouve absolument inadmissible que l'on communique dans la presse d'une part sur des sujets qui sont personnels et en plus quand ils sont erronés par rapport à une transparence financière qui est celle d'un club coté en bourse", avait-il déclaré en août 2015. La fin de l'omerta, ce n'est pas pour tout de suite. 

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