OM : déjà un effet Marcelo Bielsa ?

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FOOTBALL - On a enfin vu jouer, samedi, l'OM de Marcelo Bielsa. Bien sûr, il ne s'agissait que d'un match amical, mais l'identité de jeu si singulière prônée par l'entraîneur argentin a déjà été mise en place et en oeuvre. Analyse.

Il était attendu comme le loup blanc et avait même cultivé le mystère jusqu'à fuir les médias tant que possible. Mais samedi, à l'occasion du premier match de préparation de son équipe, remporté (4-1) contre Leverkusen , Marcelo Bielsa, le nouvel entraineur de l'OM, n'a pas pu se cacher. Le jeu développé a ainsi été disséqué par nos soins dans l'idée, ou plutôt dans l'espoir, de trouver une première marque de la singularité de son travail. Histoire, aussi, de déjà voir pourquoi, concrètement, les Guardiola et autres Mourinho se sont inspirés du coach argentin.

On se gardera, évidemment, de tirer des conclusions trop hâtives. En face, les Allemands étaient en roue libre et à la rue physiquement dans le cadre pour le moins champêtre où s'est tenue cette rencontre amicale. On ne fera pas non plus porter à "El Loco" le poids du déchet technique marseillais : il fera avec l'effectif à sa disposition et le manque de talent de ses hommes est sans doute la principale contrainte qu'il devra dépasser. L'Argentin a signé en connaissance de cause.

Un pressing collectif de chaque instant

Attardons-nous donc seulement sur le jeu. Qu'avons-nous vu samedi sur la pelouse de Seekirchen am Wallersee (Autriche) ? Un OM déjà bien différent de celui de la saison passée. D'abord sur le plan tactique : les amateurs de tableau noir risquent en effet de s'arracher les cheveux tant il est impossible d'inclure le onze de départ dans un quelconque schéma connu. Le site officiel du club phocéen y a vu un 3-1-4-1, d'autres un 4-2-3-1 plus classique...

L'incertitude concerne Lemina, à la fois libéro et sentinelle. Une certitude : son rôle sera essentiel, tant le coach a passé son temps à le replacer (en lui hurlant dessus). À dire vrai, l'organisation aura été évolutive tout au long du match, en fonction des phases de jeu. Elle se base exclusivement sur la récupération du ballon, aux quatre coins du terrain, au prix d'un pressing collectif de chaque instant, très contraignant physiquement. D'où les séances à rallonges des dernières semaines.

Des interventions défensives viriles à souhait

Une fois le ballon dans les pieds marseillais, il s'agissait ensuite de l'expédier très vite vers l'avant, toujours dans une recherche de verticalité, l'idée (l'obsession) étant d'effectuer la transition défense-attaque avant que l'adversaire ne soit replacé. Cela a été particulièrement net sur les 1er et 4e buts de l'OM, avec des ouvertures en profondeur rapides pour les nombreux appels des joueurs offensifs.

En peu de temps, Bielsa aura aussi su transmettre à ses hommes ce qui constitue une autre de ses marques de fabrique : une agressivité toute sud-américaine, appelée grinta, dans le jargon. Dit autrement : un état d'esprit combattif qui, samedi, s'est déjà concrétisé à travers des tacles et des interventions défensives viriles à souhait. Et a même abouti à une échauffourée générale en fin de match. Dans un match pourtant censé être "amical".

Tous les buts de Leverkusen-OM (4-1) en vidéo :

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