OM : José Anigo avoue avoir "la tête au fond du cul"

OM : José Anigo avoue avoir "la tête au fond du cul"

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LIGUE 1 - L’entraîneur de l’OM s’est exprimé ce lundi après-midi, moins de 48 heures après la défaite face à Rennes au stade Vélodrome, pour couper court aux rumeurs annonçant un abandon de poste de sa part. Mais aussi pour délivrer quelques messages...

Dans un contexte aussi explosif, l'information ne pouvait que se répandre comme une traînée de poudre. Selon L'Équipe, José Anigo, entraîneur intérimaire de l'OM nommé en urgence en remplacement d'Élie Baup le 7 décembre, envisageait de jeter l'éponge et de retourner à ses fonctions de directeur sportif après la piteuse défaite (0-1) de son équipe face à Rennes samedi . Des bruits devenus si insistants que l'intéressé s'est senti obligé de monter au front médiatique pour éteindre cet énième incendie de la saison, ce lundi en fin d'après-midi sur les ondes de RMC . En profitant, au passage, pour tacler certains de ses joueurs et se laisser aller à quelques confidences.

Comment il vit la situation
"Depuis six mois, quand je me lève le matin, c’est un combat avec moi-même pour avancer. Sans s’en rendre compte, mes joueurs m’ont un peu aidé à retrouver forme humaine et goût à la vie (après le décès de son fils Adrien début septembre, ndlr). Mais je m’attendais à un minimum de leur part... Quand on perd un match, pendant un jour ou deux, moi, j'ai la tête au fond du cul. J’ai envie de m’ouvrir les veines. Mais aujourd’hui, je suis dans un mode combat. Il n’est pas envisageable pour moi de lâcher l’équipe. Je serai là du premier au huitième match. Aujourd’hui, le débat est sportif. Est-ce que j’ai ma part d’échec sur ce plan ? Oui. Je ne l’occulte pas et je vais aussi balayer devant ma porte. Par contre, j’ai un certain nombre d’années d’expérience et j’ai beaucoup donné pour ce club mais on m’accorde très peu de crédit. Malheureusement, c’est comme ça."

Son avenir
"Mon job, je sais où il commence et où il s’arrête. Je ne suis pas là pour mettre des bâtons dans les roues d’un entraîneur même si certains veulent le faire croire. J’ai eu une fois une altercation avec Didier Deschamps mais je n’ai pas dit une seule fois qu’il n’était pas au niveau. Au contraire. Dans la vie, on peut avoir des divergences pour de multiples raisons. Peu importe l’entraîneur qui viendra, il n’y aura pas d’ingérence. Je serai donc toujours directeur sportif de l'OM la saison prochaine. Il n’y a pas de raison que ce soit autrement. Quand l’OM a été champion, ce n’était pas moi. Quand l’OM est perdant, c’est moi. A un moment donné, on va bien me donner une fois un bon point dans ce club..."

Les raisons de la crise
"Certains ont peut-être d’autres objectifs à faire valoir. Mais l’objectif prioritaire doit rester le club. Certains visent la Coupe du monde mais je veux pas les stigmatiser. Il y a peut-être aussi ceux qui ont envie d’aller voir ailleurs. Mais même si tu estimes que tu as fait ton temps chez nous, il faut respecter ce club, ses supporters. Et si tu veux aller dans un grand club, la meilleure manière, c’est de réaliser des superbes performances. Ce n’est pas avec ce que certains montrent qu’ils trouveront un grand club. Il faut plus d’implication. C’est tout ce qu’on leur demande, montrer un peu de réaction. Il y a plusieurs hypothèses. Est-ce que ces joueurs sont démotivés ? Non. Ça se verrait à l’entraînement. Est-ce qu’il y a une mésentente ? Non. La semaine, les mecs vivent bien ensemble, il y a des rires, de la joie. Mais perdre tout ça le jour du match n’est pas anodin. Cela arrive car chacun veut sortir sa partition individuelle alors que le collectif doit faire la différence."

Comment il compte réagir
"La sanction ne peut être que sportive. Il est possible que certains regardent les autres jouer parce qu’on ne peut pas continuer comme ça. Aujourd’hui, on ne parle plus de troisième place. L’objectif ne sera pas atteint. Après, le plan de construction mis en place depuis un an est en route et va continuer. Mais il y a les joueurs qui ont peut-être fait l’année de trop, ceux qui ont envie de partir, ceux qui ont d’autres objectifs sportifs, donc il y aura peut-être plus de départs que ce que l’on croit. Dans notre situation difficile, j’ai plus voulu m’appuyer sur des cadres qui ont l’habitude de ce contexte. Mais il n’y a pas de leader ou de force qui se dégage de ces cadres-là. Finalement, les jeunes que j’ai voulu protéger, je vais peut-être être obligé de les envoyer un peu au feu."

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