OM - Labrune : "De la stupéfaction, de l'incompréhension et de la déception"

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FOOTBALL – Extrêmement attendue, la conférence de presse de Vincent Labrune a permis de faire la lumière sur la démission surprise de Marcelo Bielsa et son possible successeur sur le banc marseillais. Très calme et serein dans ses propos, le président de l'OM n'a pas tiré la sonnette d'alarme malgré la position délicate du club marseillais.

Vincent Labrune a assumé. Jusqu'au bout. Surpris par la démission de Marcelo Bielsa au soir de la défaite contre Caen, le président de l'Olympique de Marseille est resté très loyal dans ses propos, malgré sa déception légitime de voir l'Argentin quitter la France un an après son arrivée. S'il peine à comprendre les décisions qui ont poussé El Loco à partir brutalement, Labrune endosse la responsabilité de cette décision. Très à l'aise devant une salle de presse, bondée de journalistes, en attente d'explications, il reste convaincu que son OM reprendra sa marche en avant sous les ordres de Franck Passi. Pour l'instant.

Le ressenti de Vincent Labrune sur le départ de Bielsa :
"Mon premier sentiment : c'était la stupéfaction, car je n’étais absolument pas au courant qu'il devait partir. Ensuite, j'étais stupéfait du timing après une défaite au Vélodrome contre Caen qu'on tentait de débriefer. Il y a eu l'incompréhension par rapport à la confiance qu'on avait et puis beaucoup de déception à titre personnel. De la déception sur la forme, j'aurais préféré qu'il me le dise plutôt que d'aller voir la presse et qu'il me donne une simple lettre. Je suis président du club, donc je m'accorde la responsabilité de l'avoir fait venir, mais aussi celle de son départ. Est-ce que j'ai pensé à la démission ? Non."

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Les raisons du départ de Marcelo Bielsa :
"Les termes de contrat n'ont pas changé. Les négociations ont débuté depuis le mois d'avril pour rapprocher nos positions, l'actionnaire à fait des efforts très importants pour que les positions soient proches. Il y a eu un accord. On voulait signer le contrat avant le début de la saison et à la demande de Marcelo il a voulu modifier une clause. C'était de l'ordre du détail car le soir même, c'était réglé. Bien malin qui peut donner, à part Marcelo, les raisons de son départ. Il n'y a pas eu de désaccords."

La fameuse clause discutée par Bielsa lors de la réunion du mercredi :
"Il y avait une année en option qui était présente dans son contrat qui était prévue depuis le départ, ce n'était pas un sujet majeur. On avait trouvé une solution. A la demande de Bielsa, il y a eu une demande de modification de la clause sur la durée du contrat. Il avait une option liée à une condition. Mais il souhaitait la faire disparaître et son contrat aurait finalement été de deux ans. Cela changeait des choses mais le soir même, c’était réglé. Ce n'était qu'un détail technique. Il n'y avait aucun différend financier, Margarita avait fait des efforts, on avait jamais offert un tel contrat. Sa décision devait être prise avant cette réunion, ce n'était qu'un prétexte. On envisageait de signer le contrat samedi."

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La relation de Labrune avec Bielsa :
"Nos relations s'étaient plus que pacifiées. Marcelo n'était pas notre recruteur en chef, on travaillait main dans la main. J'ai concentré l'essentiel de mon énergie afin de satisfaire le coach. On ne regrette pas le pari Bielsa. On ne s'est pas quittés, je n'ai pas pris de vacances, Marcelo non plus, on a habité ensemble à la Commanderie, il voulait son effectif rapidement. On discutait aussi de son contrat. A aucun moment on a pensé qu'il quitterait le club dans ces conditions."

Quel successeur pour l'Olympique de Marseille ?
"On cherche un entraîneur qui doit continuer le travail entrepris, et on ne cherche pas un héritier de Bielsa. On se donne le temps de la réflexion, de la sagesse. On travaille, on étudie les candidatures, l'actionnaire a son mot à dire. On a besoin d'une personne, de notre point de vue, qui pourrait venir avec 2-3 personnes. Ce n'est pas une question de passeport, mais de philosophie. On a une volonté de produire du jeu. On a une short-list, mais sachant qu'on n’est pas pressé, ça peut bouger. Un coach français ? En France, je n'ai pas l'impression que ce soit un championnat spectaculaire."

Sa confiance envers Franck Passi, entraîneur intérimaire :
"On a une totale confiance en Franck Passi pour mener à bien sa mission contre Reims. Je suis très content que Franck puisse rester afin de perpétuer ses méthodes. Franck est un garçon remarquable, de qualité, fidèle à l'institution. Ce n'est pas prévu que Franck Passi devienne le numéro 1 sur le long terme pour l'instant."

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