OM-PSG (0-2) : furieux, les Marseillais considèrent qu’ils ont perdu… contre l’arbitre

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POLÉMIQUE – Le PSG a gagné à Marseille (0-2) dimanche soir en Ligue 1, mais une erreur d’arbitrage a empêché l’OM de revenir à 1-1 en fin de match.

Il y a dix jours, Pascal Garibian, le directeur technique de l’arbitrage français, dressait cet heureux premier bilan de l’arrivée de l’assistance vidéo à l’arbitrage (VAR) en Ligue 1 :  "Le constat que font les arbitres c’est qu’il y a moins de contestation, et donc plus de sérénité pour arbitrer. À la fin de la saison, on va même réduire encore les temps de contestation." Le moins que l’on puisse dire, c’est que cela ne s’est pas vu dimanche soir à Marseille, lors du Clasico OM-PSG (0-2).

Donc ces réunions n’ont servi à rien, messieurs les arbitres. (...) Ce VAR, c'est décevant et triste.Adil Rami

En cause : l’action de la 86e minute du match, initiée par un coup franc de Dimitri Payet et conclue par un but de Kostas Mitroglou, refusé pour une faute de Kevin Strootman sur Marquinhos par l’arbitre Benoît Bastien. Une faute inexistante au regard des images, montrant au contraire une simulation grotesque du défenseur parisien. Des images que l’arbitre, sûr de son fait, n’a pas voulu consulter, au grand dam de Rudi Garcia, l’entraîneur marseillais, expulsé en conséquence.

"Je ne comprends pas... En début de saison, on a fait des réunions avec les arbitres. Le message, c'était qu'avec le VAR, l'arbitre allait laisser terminer l'action pour regarder la vidéo ensuite. Mais ça n'a pas été le cas. Donc ces réunions n’ont servi à rien, messieurs les arbitres, a tonné Adil Rami après la rencontre. Sur le but, il n'y a eu aucune faute. On égalisait à 1-1, et avec le Vélodrome en feu, on pouvait faire quelque chose dans les dernières minutes... Ce VAR, c'est décevant et triste."

Principal intéressé, car auteur de ladite faute supposée, et même averti d’un carton jaune ensuite pour contestation, Kevin Strootman, mâchoire serrée, n’a pas dit autre chose face aux micros : "La vidéo parle d'elle-même. Il y a le VAR et il faut l'utiliser. Je ne fais pas de faute. On s'est battus et on a fait tout ce qu'on pouvait pour aller chercher un point… Sur des rencontres comme ça, ce sont des décisions qui changent un match."

Jean-Michel Aulas "très étonné"

Même son de cloche, forcément, du côté du coach, Rudi Garcia, tout en ironie grinçante : "Nous avons fait jeu égal, le score n’est pas logique. Pour gagner ou faire match nul contre ce genre d’équipe, il faut aussi un peu de réussite, que nous n’avons pas eue. Et puis, si un jour le VAR est mis en route dans le Championnat de France, peut-être qu’on ne verra pas ce qu’on a vu aujourd’hui. Je milite pour le VAR, malheureusement, il n’est pas encore en circulation. Quand il y aura le VAR, on laissera les actions se dérouler puisqu’on peut largement revenir en arrière et annuler le but s’il y a faute."

L’arbitre, lui, n’a pas pipé mot publiquement, comme sa fonction l’y oblige. Mais sa justification a été rendue publique par Jacques-Henry Eyraud, président de l'OM, qui s’est logiquement emparé du sujet, mais avec une philosophie certaine : "Je suis allé voir M. Bastien qui m'a expliqué que, pour lui, il y avait obstruction. Je ne suis évidemment pas d'accord avec cette décision. Mais il faut faire avec." Plus sage encore, Florian Thauvin a, lui, déclaré : "Je n'évoquerai pas l'arbitrage. J'ai plus envie de souligner notre prestation."

Moins sage, Jean-Michel Aulas, le président de l’Olympique lyonnais, s’est, lui, fendu d’un tweet pour taquiner ses rivaux marseillais : "Depuis Pékin, je lis les déclarations de Jacques-Henri Eyraud et Rudi Garcia sur l’arbitrage et je suis très étonné, il y avait sûrement plus à dire lors du dernier PSG-OL." Pour mémoire, le dirigeant rhodanien avait considéré que son équipe aurait dû bénéficier d’un penalty au Parc des Princes  le 7 octobre. Ce qui rappelle que l’on ne se plaint des erreurs d’arbitrage que lorsqu’elles nous sont défavorables, jamais dans l’autre sens. Et que le VAR n’y changera jamais rien.

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