Panama Papers : "En Asie, il y a des Waldemar Kita qui sont noirs", se défend (?) le président du FC Nantes

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SCANDALE – Après que son nom a été cité dans le scandale d’évasion fiscale né de la révélation de la base de données d’un cabinet d’avocats panaméen, Waldemar Kita s’est défendu d’une drôle de manière dans les colonnes du Monde.

Allo ? M. Kita ? Alors comme ça, si l’on se fie à la base de données de Mossack Fonseca, le désormais fameux cabinet d’avocats panaméen par lequel le scandale "Panama Papers" est arrivé, vous seriez l’actionnaire de la société offshore Dylan Limited, domiciliée aux îles Vierges britanniques, vous confirmez ? C’est, en substance, ce qu’a demandé le quotidien Le Monde au président du FC Nantes ce jeudi. Réponse de l’intéressé : "Des Kita, j’en ai trouvé plein. C’est un nom très connu en Asie, où il y a des Waldemar Kita, mais ils sont noirs, ils ne sont pas blancs."

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Problème : le Waldemar Kita apparaissant dans les fichiers en question est rattaché à une résidence à Uccle, banlieue cossue de Bruxelles, où le patron de LVMH , Bernard Arnault, a également un pied-à-terre, pour vous donner un ordre d’idée. Et il est de notoriété publique que le dirigeant nantais y a lui aussi une maison. D’ailleurs, sa holding, Flava Groupe (qui détient notamment le FCN), y est domiciliée. "Ce n’est pas mon adresse. Ce n’est pas moi, voilà merci", a finement esquivé, toujours dans Le Monde, le président de club d’origine polonaise. Sans même dire pourquoi il a parlé de l’Asie, s’agissant d’un paradis fiscal situé dans les Antilles. 

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