"Panama Papers" : en quoi Michel Platini et Lionel Messi sont-ils impliqués dans ce scandale d’évasion fiscale ?

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FOOTBALL – Parmi les nombreuses personnalités citées dans les fichiers révélés par Panama Papers figurent de grands noms du sport, dont ceux de Michel Platini et Lionel Messi. Qu’auraient donc à se reprocher le président de l’UEFA suspendu et le quintuple Ballon d’or ? Explications.

Jacques Chirac disait que "les emmerdes volent toujours en escadrille" et, plus le temps passe, plus il est difficile de lui donner tort sur ce point. Prenez les cas de Michel Platini et Lionel Messi, dont les noms apparaissent ce dimanche dans l’enquête "Panama Papers", menée par un ensemble de médias internationaux. Et qui, dans un passé récent, avaient déjà été impliqués dans des affaires douteuses. Au fait, en quoi sont-ils concernés, cette fois ?

Commençons par le Français, suspendu de toute fonction officielle dans le football pour huit ans par la FIFA pour "abus de position", "gestion déloyale" et "conflit d’intérêts", et qui se retrouve aujourd’hui soupçonné de fraude fiscale. Dans le détail, Le Monde révèle que Michel Platini se serait appuyé sur les avocats de Mossack Fonseca (la société fiduciaire au Panama par laquelle le scandale arrive) pour devenir administrateur, fin 2007, d’une société offshore (toujours active) nommée Balney Enterprises Corp, qui détient un compte en Suisse. Pour quoi faire ? L’intéressé ne répond pas mais assure ce dimanche soir, via un communiqué laconique,  "que l’intégralité de (s)es comptes et avoirs sont connus de l’administration fiscale suisse". En attendant, peut-être, qu’on en sache plus.

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S’agissant de Lionel Messi, il faut rappeler que l’attaquant et son père, Jorge Horacio, ont déjà été poursuivis pour fraude fiscale pour avoir créé des sociétés écrans au Belize et en Uruguay. Une procédure au bout de laquelle seul le paternel avait été condamné à une peine de prison. D’après les fichiers dévoilés ce dimanche, on apprend que les deux hommes auraient ouvert une autre société offshore au Panama (toujours active), répondant au doux nom de Mega Star Enterprises, et créée… dix jours après l’ouverture des poursuites pour fraude fiscale par la justice espagnole, soit le 23 juin 2013. Son père en est l’actionnaire unique mais la signature du rejeton apparaît également sur la demande de création de ladite société. Ce qui ne devrait pas arranger les affaires du joueur, qui était déjà attendu au tribunal le 31 mai.

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