Paris doit relever la tête

Paris doit relever la tête
Football

LIGUE DES CHAMPIONS - Eliminé par Chelsea en quart de finale de la Ligue des champions, le PSG a reçu une énorme gifle mardi soir. Une défaite que Paris doit surmonter pour finir sa saison en beauté et continuer à gravir les échelons européens l'année prochaine.

La gueule de bois ne dure pas. Encore groggy par leur élimination dans les dernières minutes de ce quart de finale face à Chelsea, les Parisiens avaient du mal à trouver les mots après leur faillite collective à Stamford Bridge. Thiago Motta l'avouait après la rencontre, "on n'a pas réussi à jouer notre jeu et je ne comprends pas pourquoi".

Pourtant, les causes de cette défaite (2-0) paraissent évidentes tant les hommes de Laurent Blanc ont paru ne jamais être maîtres des événements . Un peu comme s'ils n'avaient pas retenu les leçons d'une première mi-temps ratée au match aller, où Chelsea avait monopolisé le ballon et rendu le PSG impuissant offensivement.

"Pour soulever la Ligue des champions, il faut y laisser des plumes"

Ce soir-là, les Parisiens avaient su inverser la tendance et arracher un résultat certes flatteur (3-1) mais quasi synonyme de qualification en demi-finale. Une légère incertitude dans laquelle José Mourinho a su engouffrer ses Blues, lui qui accède pour la huitième fois de sa carrière à une demi-finale dans la compétition. Un déficit d'expérience qui a "fait la petite différence" a d'ailleurs convenu Blanc et que redoutait Eric Di Meco, vainqueur de la Ligue des champions en 1993.

"Le gros souci du PSG, c'est son vécu en Coupe d'Europe. Il faut y laisser des plumes avant de pouvoir la soulever, expliquait à metronews celui qui est désormais consultant pour BeIN Sport . Avec Marseille, avant 93, on a eu la main de Vata (en 1990) et la défaite en finale l'année d'avant."

Deux titres pour Paris d'ici la fin du mois ?

Une frustration qui devrait donc nourrir Paris, à condition de digérer la déception. Comment Edinson Cavani, censé remplacer Zlatan Ibrahimovic blessé mais transparent à Londres , va-t-il gérer les critiques qui lui tombent depuis dessus ? Nasser Al-Khelaïfi, le président, a peut-être déjà donné les clés à ses joueurs en regardant immédiatement vers l'avenir : "Tout le monde est déçu, c'est normal, a-t-il estimé. Mais il reste le Championnat et la Coupe de la Ligue (finale face à l'OL le 19 avril, ndlr). La saison ne s'arrête pas là, on continue."

Dès dimanche, Paris se rend à Lyon et peut y être sacré champion de France pour la deuxième fois d'affilée (à condition que Monaco perde à Rennes) cinq journées avant la fin de la Ligue 1. Une ultradomination nationale qui dessert peut-être le PSG au niveau continental mais qui pourrait lui offrir deux titres d'ici la fin du mois.

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