Pour battre la Roumanie, les Bleus devront d’abord dribbler la pression de l’évènement

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FOOTBALL – Préparer le match d’ouverture d’une compétition internationale se déroulant à domicile n’a rien d’évident. A la veille de France-Roumanie, qui marquera le coup d’envoi de l’Euro 2016, le sélectionneur, Didier Deschamps, et son capitaine, Hugo Lloris, ont longuement évoqué le sujet en conférence de presse, indiquant qu’il a d’ailleurs été élevé au rang de priorité.

Un grand tournoi international de football, c’est toujours un saut dans l’inconnu. Parlez-en aux Espagnols, champions du monde et double champions du monde, invaincus en éliminatoires, et piteusement éliminés au premier tour du Mondial brésilien, voilà deux ans.

Evoluer à domicile élève encore ce niveau de pression. Parlez-en aux Brésiliens, laminés (7-1) en demi-finales de cette même Coupe du monde. L'équipe de France de 2016, qui débute son Euro vendredi face à la Roumanie, cumule ces deux sources d’angoisse. Lesquelles figurent même leur principal adversaire de ce match d’ouverture.

"La compétition la plus importante de notre carrière"

"Je ne vous cache pas que ce (jeudi) matin, on a ressenti quelque chose de différent. En quittant Clairefontaine et en se rapprochant du Stade de France, en croisant des supporteurs, on a senti l’adrénaline monter, a admis Hugo Lloris. C’est clair que, pour mes coéquipiers et moi, c’est le début de la compétition la plus importante de notre carrière. Mais il faut faire abstraction de tout ça. Prendre du plaisir, en donner et, surtout, jouer à notre meilleur niveau. Psychologiquement et physiquement, on a retrouvé un peu de fraîcheur grâce au staff. Après, on connait l’importance de bien commencer, pour gagner en confiance et créer une dynamique."

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Interrogé sur le discours qu’il tiendra devant ses joueurs vendredi, Didier Deschamps a aussi insisté sur ce point : "Je ne vais pas vous dire ce que je vais leur dire mais oui, indépendamment du match , il y a le contexte du match d’ouverture, avec tout ce que ça représente. Il ne faut pas en faire une montagne non plus, ça ne doit pas conditionner notre approche. On s’est préparés pour ça et ce n’est pas demain (vendredi) qu’il faudra se poser des questions. Il faudra débuter avec beaucoup d’envie, en gardant toujours notre lucidité. Il ne pas banaliser, mais disons que moins l’environnement aura une influence sur les joueurs, mieux ce sera."

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"Ne pas faire le match dans sa tête avant"

Problème : avant d’y être, il faut déjà parvenir à gérer les heures qui précèdent le coup d’envoi. "Chaque joueur a sa propre sensibilité. L’essentiel, c’est de ne pas faire le match dans sa tête avant. On y laisse beaucoup d’énergie, a prévenu le sélectionneur. Il faut y aller avec confiance, mais aussi garder une crainte, une boule au ventre, avoir la mâchoire serrée en entrant sur le terrain. On n’a encore rien fait, on doit aller chercher le résultat, sans calcul, sans fébrilité."

Patrice Evra avait indiqué l’importance de vite emballer la rencontre, sous peine de voir le doute s’immiscer dans les esprits. "Tous les scénarios sont envisageables avant de jouer, a réagi Hugo Lloris quand ces propos lui ont été répétés. À nous d’être forts mentalement. Si on met une bonne énergie, le reste suivra. On peut perdre des ballons mais si on a l’envie, cette faimde gagner les duels, si on garde un état d’esprit compétiteur, alors il n’y aura pas de doutes. On peut réaliser de grandes choses, surtout avec nos supporteurs derrière nous." Pour l’heure, les fourmis ne sont que dans les jambes. Ne reste plus qu’à mettre un coup de pied dans la fourmilière.

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