Pour Willy Sagnol, l'arbitre Tony Chapron doit "faire de la danse ou du patinage artistique"

Pour Willy Sagnol, l'arbitre Tony Chapron doit "faire de la danse ou du patinage artistique"
Football

FOOTBALL – Willy Sagnol, le coach bordelais, a mis à l'index la prestation de Tony Chapron, l'arbitre de PSG – Bordeaux. Samedi, après le match (-0), Tony Chapron a donné sa version des faits mais une semaine après Lens – PSG et son arbitrage controversé, toutes ces décisions litigieuses commencent à faire tâche.

Willy Sagnol, le coach des Girondins, a eu du mal à digérer la défaite face au PSG, samedi (3-0) . Pas tant parce que les Parisiens ont infligé aux Girondins leur plus grosse défaite de la saison. Non, ce que Sagnol garde en travers, c'est l'arbitrage de M. Chapron.

L'homme au sifflet a accordé deux penalties en faveur du PSG et dégainé deux cartons rouges durant la rencontre, un pour chaque équipe, avant même la pause. "C'est dommage, parce qu'avant le match, on a eu une bonne discussion avec (le directeur technique de l'arbitrage) Pascal Garibian sur la volonté de laisser plus jouer. C'est dommage que ça ne soit pas suivi d'effet", a déclaré Sagnol.

Tony Chapron : "J’ai eu peur que les joueurs soient gravement blessés"

Concernant l'expulsion d'André Poko, vécu comme une compensation accordée dix minutes seulement après le rouge de Van der Wiel (pour un tacle par derrière), l'ancien international a ironisé, même si on pourra lui objecter que son défenseur est sorti sur Verratti lavec les pieds décollés : "Si ce rouge est mérité alors il faut faire de la danse, il faut faire du patinage artistique. Il ne faut surtout pas faire du foot. Sinon, on interdit le tacle, on joue les yeux bandés avec dix ballons. Le carton rouge était dans [la] main [de l'arbitre] avant même que Verratti soit tombé."

Une semaine après la prestation controversée de Nicolas Rainville lors du RC Lens – PSG , c'est un nouveau coup de griffe de plus au corps arbitral. Sauf que samedi, dans la foulée du match, Tony Chapron s'est expliqué au micro de Canal+ : "[Ces décisions difficiles], on les a prises avec toute mon équipe et on peut dire qu’on a bien fait de les prendre. Il n’y a pas eu de doute, puisque dans les deux cas, j’ai eu peur que les joueurs soient gravement blessés. Je suis près sur les deux actions, ça crédibilise mes décisions." Pas sûr que le fait d'assumer suffise à calmer la tempête que traverse l'arbitrage français.
 

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