Pourquoi Arsenal va être champion d'Angleterre

Pourquoi Arsenal va être champion d'Angleterre

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BOXING DAY – Opposé à Southampton ce samedi (20h30), Arsenal figure parmi les prétendants les plus sérieux au titre de champion d'Angleterre. Après douze ans de disette, 2016 pourrait enfin être la bonne année pour Arsène Wenger et ses joueurs...

Toujours placé, jamais titré... cette phrase résume plutôt bien la posture d'Arsenal ces dernières saisons en championnat. Depuis 2004 et leur dernier titre de champion d'Angleterre, les canonniers n'ont certes jamais quitté le "Big four" mais ne sont jamais parvenus à décrocher le titre. Aujourd'hui, l'équipe d'Arsène Wenger est deuxième, derrière Leicester City, le leader qui surprend autant qu'il enchante. Les hommes de Claudio Ranieri sont à prendre au sérieux, évidemment, mais il ne faut pas oublier que ce club occupait la dernière place du classement la saison dernière à la même période. Il sera vraiment difficile de poursuivre sur ce rythme effréné jusqu'à la fin. Derrière, Manchester City et Tottenham sont dans le coup sans être totalement souverain. De quoi faire d'Arsenal le favori logique pour le titre.

Costaud contre les gros
Être champion d'Angleterre passe avant tout par des résultats contre les concurrents directs. À ce petit jeu-là, l'équipe d'Arsène Wenger n'a pas d'équivalent en Angleterre. Contre les gunners, Leicester (5-2) et Manchester United (3-0) ont volé en éclat, alors que Manchester City a pris une leçon de réalisme (2-1). Tottenham et Liverpool n'ont eux pas réussi à battre les coéquipiers de Laurent Koscielny. À noter également que lors de leur victoire sur Manchester City, Arsenal était privé notamment de Danny Welbeck, Alexis Sanchez, Santi Cazorla ou encore Francis Coquelin. De quoi donner encore plus de relief aux bonnes performances des Londoniens, qui figurent en tête du classement des matches entre concurrents directs parmi les équipes du top 5 de Premier League. À noter que seuls Leicester et Manchester City ne se sont pas encore rencontrés.

Ozil et Giroud sont en feu
Arrivé de Madrid pour cinquante millions d'euros en 2013 dans le costume du meilleur meneur de jeu de la planète, Mesut Ozil a affiché un rendement irrégulier sur ses deux premières années dans le nord de Londres. Adulé par son entraîneur, Ozil s'est vu confier les clés du jeu offensif dans une position de seul n° 10 dans un "4-2-3-1" conçu sur mesure pour lui. L'Allemand réalise un début de saison stratosphérique avec pas moins de 15 passes décisives en 17 matches de Premier League. Il est plus que jamais aux trousses du record de nombres "d'assists" sur une saison, détenu par Thierry Henry (20 passes décisives). Plus largement, il est impliqué dans 17 des 31 buts d’Arsenal depuis le début de la saison, soit plus d'un sur deux. L'ancien du Werder Breme croit fort en les chances de son club pour le titre : "On croit en nous, on connaît nos forces et si on joue comme on sait le faire, on peut être champion.»

Et quand l'Allemand est à la passe, bien souvent, Giroud est à la finition. Le but du break inscrit par le Français face à Manchester City (2-1) illustre parfaitement la relation technique préférentielle entre les deux hommes. Cette saison, l'ancien de Tours est en train de prendre une autre dimension. Mis en concurrence en début de saison avec Théo Walcott, le Français a rapidement gagné sa place. Il a même inscrit sur cette première partie de saison autant de buts (15) que lors de l'intégralité de la précédente, en comptant à la fois la C1 et le championnat.

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Les performances du Français ont même poussé Thierry Henry à réviser son jugement sur le buteur des gunners. Désormais consultant pour la chaîne Sky Sports, Henry avait légèrement égratigné l'ancien buteur de Montpellier : "Je pense qu’Olivier Giroud se débrouille extrêmement bien. Mais Arsenal peut-il gagner le titre avec lui ? Je ne crois pas". Cette semaine, "Titi Henry" a loué la performance de l'attaquant d'Arsenal, buteur face à Aston Villa. Remporter le titre serait un superbe pied de nez de la part de Giroud.

Deuxième à Noël, ce n'est pas un problème...
Être deuxième de Premier League à Noël n'a jamais été de mauvais augure pour Arsenal. Au contraire. Sur ses deux derniers titres de champion obtenus en 2002 et 2004, les Gunners ont à chaque fois passé le réveillon en deuxième position. Simple coïncidence ou signe du destin ? Difficile de se prononcer, mais la statistique mérite d'être soulignée.

Un tirage au sort en C1... favorable pour le championnat
On ne va pas se mentir, Arsenal a un gros problème avec les huitièmes de finale de la Ligue des champions. S'ils sont toujours sortis des poules ces dernières années, ils n'ont plus passé la barre des huitièmes de finale depuis l'édition 2009-2010. Et cette année, le tirage au sort n'a une nouvelle fois pas épargné les gunners, puisqu'ils seront opposés au Barça. Tenants du titre et en grande forme depuis le début de saison, Lionel Messi et ses partenaires ont de grande chance de se qualifier. Une élimination prématurée pourrait être un mal pour un bien pour Arsenal, qui pourrait alors se concentrer sur le championnat, là où son rival le plus sérieux, Manchester City, risque de poursuivre encore longtemps sa route en C1 après avoir hérité du Dynamo Kiev lors du tirage au sort.

Favori des bookmakers
Le football n'a rien de rationnel, encore moins de scientifique. Pour s'approcher au plus près d'une norme objective capable de quantifier les chances de voir Arsène Wenger et sa bande soulever le titre en fin de saison, il faut s'en remettre aux bookmakers. Sky Bet, l'un des principaux acteurs du marché des paris en ligne en Angleterre, évalue les chances de titre d'Arsenal avec une cote de 1,90 contre 2,87 pour Manchester City et 10,00 pour Leicester.

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