Pourquoi la Copa America déçoit pour le moment 

Pourquoi la Copa America déçoit pour le moment 

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FOOTBALL – Depuis le coup d'envoi de la compétition, le spectacle attendu n'est pas au rendez-vous. Plusieurs raisons expliquent l'ennui qui a escorté beaucoup de rencontres. Metronews vous les énumère avant les quarts de finale qui débutent ce jeudi.

Un an après la Coupe du monde au Brésil, le souvenir laissé par les équipes sud-américaines met du temps à se dissiper. Les prestations pleines de panache du Chili, de la Colombie sont encore présentes dans les têtes. A un degré moindre, l'Argentine et la sélection brésilienne avaient été moins séduisantes dans le jeu en connaissant des fortunes diverses... Un statut de vice-champion du monde pour l'Albiceleste et deux énormes gifles administrées par l'Allemagne (1-7) et les Pays-Bas (0-3), marquant à jamais l'histoire de la Seleçao.

La joue encore rougie, le Brésil, sous la coupe de Dunga intronisé sélectionneur pour la seconde fois en juillet dernier, est (très) minimaliste et privé de son chef d'orchestre Neymar, suspendu 4 matchs après son coup de sang contre la Colombie.  Une star de moins, donc, à laquelle s'ajoute aussi côté Uruguay, l'absence s'ajoutant déjà à celle de Luis Suarez (FC Barcelone), qui purge sa suspension de 8 rencontres après avoir mordu Giorgio Chiellini en mondovision l'été dernier lors du Mondial.

Dans ce marasme ambiant, les équipes engagées dans cette Copa America chilienne sont donc en plus décevantes, excepté le pays hôte dont les trois matchs ont accouché de 13 buts. Des performances en deçà des espérances qui trouvent des explications en plusieurs points.

Le système de la compétition
Terminer troisième de son groupe ne pose pas de problème en Copa America. Trois poules de quatre équipes sont composées, les deux premiers sont directement qualifiés pour les quarts de finale. Les deux meilleurs troisièmes sont aussi de la partie, permettant ainsi aux équipes d'aborder les premières rencontres avec une pression moindre. L'Uruguay et la Colombie sont les "heureux élus" cette année avec chacun une victoire, un nul et une défaite.

Une saison harassante
Les meilleurs joueurs ont porté fièrement l'étendard du football sud-américain aux quatre coins de l'Europe, notamment ceux qui ont disputé la finale de la Ligue des champions le 6 juin.  Messi, Mascherano, Tévez, Vidal... ont débarqué au Chili avec une soixantaine de matchs dans les jambes à moins d'une semaine (11 juin) du début de la compétition. Un rythme éreintant, aucune préparation avant de basculer sur un autre événement, autant d'éléments accompagnés d'une autre contrainte...

Adaptation aux conditions climatiques
Actuellement, les Chiliens traversent l'hiver. Si le froid reste relatif et varie en fonction des villes (de -3° à 18°), il impacte sur les joueurs qui proviennent de championnats européens. Ils sont confrontés à un grand écart climatique alors qu'ils ont quitté le Vieux Continent au moment du passage entre le printemps et l'été. Cette situation concerne une trentaine de joueurs encore engagés dans la compétition.

Tension à tous les étages
La bataille pour se disputer le Graal continental est âpre, disputée et les nerfs ont déjà été mis à rude épreuve. Neymar est la première "victime" après son dérapage en marge du match Brésil-Colombie (0-1). La star de la Seleçao a écopé de 4 matchs de suspension, synonyme de fin de Copa America pour lui. James Rodriguez aurait pu le suivre en assénant un violent coup de coude à un joueur péruvien.

L'arrivée des matchs couperets ne devrait pas faire retomber la tension alors que l'odeur du soufre plane au-dessus des quarts de finale à venir, théâtre notamment de deux affiches : Chili-Uurugay (dans la nuit de mercredi à jeudi, 01h30) et Argentine-Colombie (dans la nuit de vendredi à samedi, 01h30).

Sur l'autel des matchs à élimination directe, le réveil des artistes – Lionel Messi, James Rodriguez en tête - est attendu après un démarrage diesel pour essayer de remporter l'Oscar de la meilleure équipe sud-américaine.

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