Pourquoi la Coupe du monde féminine ne passera pas par le Stade de France (ni par les plus grandes enceintes françaises)

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À LA LOUPE - Les Bleues privées de Stade de France pour la Coupe du monde féminine de football ? Durant cette première Coupe du monde féminine de football organisée en France, les joueuses n'auront pas l'occasion de fouler la pelouse de la plus grande enceinte sportive du pays.

Du 7 juin au 7 juillet, la France accueillera pour la première fois de son histoire la Coupe du monde féminine de football. Peut-être l'occasion pour les Bleues de décrocher leur première étoile, après avoir enchaîné demie et quart lors des deux dernières éditions. Mais contrairement à leurs homologues masculins en 1998, si les joueuses remportent la finale, elles ne la fêteront pas au Stade de France. Le dernier match de la compétition dans le Grand Stade de Lyon. Pourquoi les Bleues sont-elles privées de notre arène nationale ? Explications. 

Le Stade de France exclu dès le départ

La décision de ne pas retenir le Stade de France parmi les lieux de match a été prise dès le dépôt du dossier de candidature. Une situation qu'on retrouve dans la communication de la Fédération française de football (FFF) en 2014. Onze stades furent proposés par la France et il revenait à la FIFA et la FFF d'en sélectionner neuf. Les villes finalement retenues seront Nice, Rennes, Le Havre, Montpellier, Reims, Valenciennes, Grenoble, Paris et Lyon. 


Contactées par LCI, les équipes de l'organisation de la Coupe du monde nous expliquent qu'en 2014, le football féminin n'avait pas encore la même popularité qu'aujourd'hui. Craignant que la jauge de 80.000 places du stade dionysien soit difficile à atteindre, ils ont donc préféré rester prudents en misant sur des stades remplissables. 

Les Bleues auront droit au Parc des Princes

Comme s'en félicita Jean-Michel Aulas, président de l'Olympique lyonnais, à l'annonce de l'attribution de la Coupe du monde à la France, c'est même le premier match qui aurait dû avoir lieu à Grand Stade de Lyon. Tout était prévu dans le dossier de candidature. "Le tout nouveau Grand Stade de Lyon, capable d’accueillir plus de 58.000 personnes, sera le lieu d’un coup d’envoi mémorable avec la cérémonie d’ouverture et le premier match du tournoi, ainsi que la finale et la cérémonie de clôture." Finalement, les Bleues affrontent, le 7 juin, les Sud-coréennes à Paris, et non à Lyon, au Parc des Princes. 


Un Parc des Princes que les joueuses françaises n'ont failli jamais connaître. Initialement, les matchs parisiens devaient se dérouler à Jean-Bouin. Voisine du Parc des Princes, cette enceinte de 20.000 places accueille les matchs des rugbymans du Stade Français, et l'équipe féminine du Paris Saint-Germain. En juin 2017, la FFF annonce finalement que le Stade Jean Bouin a été écarté, à l'initiative de la ville de Paris. Plus emblématique et d'une capacité de 47.000 places, le Parc des Princes lui est préféré. Une jauge honorable même si elle rend près de 35.000 places au Stade de France.


Parmi les neuf stades choisis pour la compétition, on peut remarquer l'absence des enceintes sportives les plus grandes de France. Pas de Stade Vélodrome à Marseille (67.000 places), pas de Stade Pierre-Mauroy à Lille (50.000 places) ou pas de Stade l'Atlantique à Bordeaux (42.000 places). La raison en est simple, nous explique le comité d'organisation : aucune de ces trois villes ne s'étaient portées candidates en 2014.

Le football féminin, un engouement naissant

A l'occasion de cette Coupe du monde, la France mise tout sur l'engouement nouveau du public pour les matchs des Bleues. Le comité d'organisation nous précise que dix matchs se joueront déjà à guichet fermé, notamment les trois matchs de poules des Etats-Unis. Ce sont d'ailleurs les supporters de ce pays qui seront les plus présents en France, suivis des contingents venus des Pays-Bas, puis les fans en provenance d'Angleterre.  


Les Françaises joueront pour la première fois une compétition dans leur propre pays, devant un public si nombreux et dans des stades aussi grands. Si on se penche sur leurs matchs joués en 2019, le France - Allemagne avait réuni 10.000 personnes à Laval  ; le France-Thaïlande, lui, avait attiré 7000 supporteurs à Orléans. En revanche, leur rencontre au Havre face aux Etats-Unis avait séduit 22.800 personnes. Une belle performance si on la compare au dernier match de la France joué au pays-star du football féminin, en 2018, à New York, où 25.000 spectateurs avaient afflué. 

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