Pourquoi Raymond Domenech a dit non à la Tunisie

Pourquoi Raymond Domenech a dit non à la Tunisie

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FOOTBALL - Pressenti pour devenir le sélectionneur de la Tunisie, Raymond Domenech n’entraînera finalement pas les Aigles de Carthage.

Voilà bientôt quatre ans qu'il cherche du boulot. Parce que sa dernière expérience professionnelle, à la tête de l'équipe de France (de 2004 à 2010) avait particulièrement mal fini. Pourtant, Raymond Domenech avait une belle opportunité à saisir : la Fédération tunisienne de football (FTF) en avait fait son choix numéro un pour le poste de sélectionneur national. Elle lui avait proposé un contrat de deux ans (avec une option pour deux années supplémentaires) dans l'espoir de trouver un coach digne de Roger Lemerre, champion d'Europe avec les Bleus en 2000 puis champion d'Afrique avec les Aigles de Carthage en 2004. Mais finalement, le vice-champion du monde 2006 a décliné.

Il avait pourtant trouvé un accord avec la FTF, à la fois sur le montant de son salaire et sur la durée du bail. Un coup d'épée dans l'eau. Selon L'Équipe de ce mercredi, Raymond Domenech ne privilégie plus cette option (même s'il n'en a pas d'autres) parce qu'elle l'obligerait à vivre en Tunisie, où évoluent la plupart des internationaux. Ce qui le contraindrait à s'éloigner de sa compagne Estelle Denis et leurs deux enfants. D'autres sources évoquent un souhait de Domenech de venir avec un adjoint de son choix, alors que la FTF préfère que ce rôle soit confié à un technicien local... Quoi qu'il en soit, ses dirigeants se sont déjà mis en quête d'un autre entraîneur, qui pourrait être l'Allemand Uli Stielike ou le Français Jacques Santini.

Mardi, l'ex-sélectionneur des Bleus a été directement interrogé à ce sujet sur Ma Chaîne Sport, où il officie en tant que consultant. "C'’est un beau pays. Il y a des résidences hôtelières très sympas, je ne sais pas s’il n’y a pas un club même. Et il fait beau", a-t-il esquivé. Avant de se faire plus sérieux: "Dans ce métier-là, tant que rien n’est fait, tant que rien n’est signé, ce n’est pas la peine d’en parler, parce que tout peut arriver. On ne sait pas ce qu’il peut se passer ni comment ça peut se passer. Le poste de sélectionneur tunisien est intéressant, motivant, mais il y a encore de l’eau qui va couler sous les ponts." On lui a ensuite demandé si une réflexion s'imposait. Réponse : "Il y a beaucoup de choses. Plus que de la réflexion." Sait-il lui-même s'il souhaite vraiment retrouver du travail ?
 

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