Premier League : pourquoi Arsenal ne sera pas champion

Premier League : pourquoi Arsenal ne sera pas champion

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FOOTBALL - Humilié samedi sur le terrain de Liverpool (5-1) lors de la 25e journée de Premier League, Arsenal a confirmé ses difficultés face aux "gros" du championnat d'Angleterre. Dix ans après leur dernier sacre, les Gunners voient le titre de champion s'éloigner. Mais pourquoi n'y arrivent-ils pas ?

Face aux gros, ça coince
Comment espérer être champion quand on ne réussit pas à dominer ses concurrents directs ? L'équation semble impossible à résoudre pour des Gunners qui ont affiché leurs limites cette saison face aux autres grosses cylindrées du championnat d'Angleterre. Dernier exemple en date ce samedi, avec une correction reçue à Liverpool (5-1), qui menait 4-0 au bout de 20 minutes de jeu. Cette débâcle n'est pas la première enregistrée dans cet exercice 2013-2014 puisque les joueurs d'Arsène Wenger avaient été humiliés par Manchester City (6-3), le 14 décembre dernier. L'autre club mancunien, United, a également dominé Arsenal (1-0), en novembre. Mis à part un succès à l'aller contre Liverpool (2-0), Arsenal n'a pas réussi à s'imposer face à un pensionnaire du quintet de tête, avec des nuls contre Chelsea (0-0) et Everton (1-1), cette saison en Premier League.

Un calendrier d'enfer
En difficulté face aux "gros", Arsenal va avoir du pain sur la planche ces prochaines semaines. Dès mercredi, les coéquipiers de Laurent Koscielny vont devoir réagir à l'occasion de la venue de Manchester United à l'Emirates Stadium. Un choc qui en précédera un autre, des retrouvailles avec Liverpool en Cup, puis un autre, avec un 8e de finale aller de Ligue des champions face à un ogre, le Bayern Munich, le 19 février. La suite n'est pas mal non plus pour des Gunners qui vont enchaîner les matches de choix : Tottenham, Chelsea, City et Everton seront tour à tour leurs adversaires en championnat entre le 15 mars et le 5 avril. La fin de l'hiver s'annonce très fraîche dans le nord de Londres.

Un effectif trop juste
L'été dernier, Arsenal a cassé sa tirelire et dépensé 50 millions d'euros pour attirer un joueur de classe mondiale: le meneur de jeu allemand Mesut Özil. Une recrue de choix qui ne doit pas faire oublier la justesse du groupe à la disposition d'Arsène Wenger, notamment sur le front de l'attaque. Quand City (Agüero, Negredo, Dzeko, Jovetic), United (Van Persie, Rooney, Welbeck, Hernandez), Chelsea (Torres, Eto'o, Ba) ou Liverpool (Suarez, Sturridge) peuvent compter sur plusieurs finisseurs de standing, Arsenal n'a que le seul Olivier Giroud pour référent offensif, son remplaçant danois, Nicklas Bendtner, n'offrant que peu de garanties. C'est trop peu pour espérer tenir la distance, surtout quand les blessures s'en mêlent (brillant en début de saison, Aaron Ramsey est sur la touche). Privés de titre de champion d'Angleterre depuis 2004, les fans d'Arsenal en sont désormais réduits à miser sur une baisse de régime des rivaux de leurs favoris pour garder un espoir trop souvent déçu ces dix dernières années.

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