Présidence de la FIFA : Michel Platini, pourquoi il est le mieux placé

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FOOTBALL - Principal frondeur face à Sepp Blatter, le président de l'UEFA est considéré comme l'alternative la plus crédible et la plus sûre dans le monde du football. Pas forcément en dehors.

Quelques heures après l'annonce de la démission de Sepp Blatter, le nom de Michel Platini est ressorti. Plus qu'une simple rumeur ou une spéculation sortie de nulle part, le président de l'UEFA a toujours le poste de Blatter dans un coin de sa tête. "Je n'ai aucun regret de ne pas m'être présenté à la présidence de la FIFA. Le foot est en Europe et moi j'aime le foot. Mais si un jour il n'y a plus Blatter, je verrai", déclarait l'ancien numéro 10 des Bleus jeudi dernier. Visionnaire "Platoche" ? Il a certainement senti le vent souffler en défaveur du Suisse. Tant qu'il sera à la tête de l'organisation, "la FIFA aura déficit de crédibilité, d'image et d'autorité", avait-il ajouté ce jour-là.

En se posant en premier frondeur, au moment où ont éclaté les affaires de corruptions, Michel Platini s'est quasiment posé en recours. La veille du scrutin, après avoir demandé la démission de Blatter, le Français avait appelé tous les européens à voter pour Ali ben al-Hussein, le président de la fédération jordanienne. C'est parmi cela que le vaincu du scrutin avait recueilli la plupart de ses 73 voix.

"Si Platini se présente (...) il a 100% de chances d'être élu"

Autant dire que s'il se représente face à Platini, il n'a aucune chance. Surtout, parmi les candidats crédibles le président de l'UEFA a de quoi rallier. Le prince Ali et lui sont en bons termes. Michel Van Praag est un de ses lieutenants. Seul Jérôme Champagne est proche de Sepp Blatter.

L'avenir de l'ancien joueur de la Juventus aurait pu se préciser samedi. Il n'en sera rien. En marge de la finale de la C1, un réunion du comité exécutif de l'UEFA devait avoir lieu pour décider de sanctions contre la FIFA après la réélection Blatter. Platini a décidé de se laisser le temps et de la décaler à une date ultérieure pour "prendre du recul", selon ses propres mots.

"Platini est un président faible"

Mercredi, Avraham Luzon s'est exprimé sur hypothétique candidature de Platini. Et pour ce membre du comité executif de l'UEFA, le constat est sans appel. "Si Platini se présente pour remplacer Blatter et faire le ménage, il a 100% de chances d'être élu. Il a le soutien de l'Europe, de l'Amérique du Nord et du Sud et il ne lui restera plus qu'à trouver une vingtaine de voix au sein de la Fifa parmi les pays africains, ce qui ne devrait pas poser de problème". Dans la foulée, le président de la LFP, Frédéric Thiriez affirmait, lui, qu'il était "l'homme de la situation".

Une autre voix plus éloignée du monde du football s'est fait entendre. A contrario, l'ONG Transparency International voit en Platini "un président faible de l'UEFA. Et j'ai du mal à m'imaginer qu'il serait un président fort de la FIFA", expliquait Sylvia Schenk en charge du dossier sport pour l'organisation, soulignant que l'instance mondiale "a besoin d'une forte personnalité à sa tête". Et sur ce point, elle accorde sa préférence à un autre français, l'ancien responsable des relations internationales de la FIFA, Jérôme Champagne.

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