Présidence de la Fifa : qui est Ali Bin Al-Hussein, le prince jordanien qui défie Blatter ?

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FOOTBALL – Mardi, le prince jordanien et déjà vice président de la Fifa a annoncé qu'il se présentait à la présidence de l'instance dirigeante du foot mondial. Une candidature qui ne devrait empêcher la réélection de Sepp Blatter mais qui interroge sur les ambitions d' Ali Bin Al-Hussein.

Un ménage à trois. Avec l'annonce mardi de la candidature d'Ali Bin Al-Hussein (39 ans) à la présidence de la Fifa, voilà que la course à l'élection du prochain patron de l'instance dirigeante (prévue le 29 mai prochain) s'accélère encore un peu plus. Pas de là gagner en suspense, puisque Sepp Blatter, en poste depuis 1998, est quasi assuré de se succéder à lui-même. Mais, comme avec la candidature du Français Jérôme Champagne, celle du prince jordanien (troisième fils de feu le roi Hussein) a au moins le mérite d'amener la contradiction à l'actuel président de la Fifa.

Mieux qu'un caprice de prince, la démarche Ali Bin Al-Hussein s'apparente à de la contestation, lui qui dans sa profession de foi estime que l'instance doit être "une organisation de service et un modèle d'éthique, de transparence et de bonne gouvernance". Une attaque clairement dirigée contre Blatter, très critiqué pour la façon opaque dont il a géré le dossier des soupçons de corruption entourant les attributions des Coupes du monde 2018 à la Russie et 2022 au Qatar.

Bin Al-Hussein réclame la publication du rapport Garcia

Un scandale qui ne touche pas le Jordanien, lui qui est vice-président de la Fifa depuis 2011et ne siégeait donc pas au comité exécutif lors du vote d'attribution des Mondiaux 2018 et 2022 en décembre 2010... Surtout, ces dernières semaines, Bin Al-Hussein a milité pour la publication intégrale du fameux rapport Garcia, censé lever le voile les sur  conditions d'attributions de ces deux compétitions.

Fin politique et formé dans les plus grandes écoles du monde (à l'académie royale militaire de Sandhurst au Royaume-Uni et l'université de Princeton au Etats-Unis), il s'est lancé après "une longue réflexion et de nombreuses discussions avec des collègues respectés au sein de la Fifa ces derniers mois". Pourtant, Ali Bin Al-Hussein, représentant de l'Asie au sein de l'instance va se présenter contre le candidat sortant, soutenu entre autres par la confédération asiatique... Une preuve de plus que Blatter peu continuer à dormir sur ses deux oreilles mais que le prince jordanien se positionne déjà pour les élections de 2019.
 

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