Presnel Kimpembe pris en flagrant délit d’excès de vitesse... et de mensonge à la police

Football
MAUVAISE CONDUITE – Presnel Kimpembe, défenseur de l’équipe de France (sacré champion du monde cet été) et du PSG, vient d’écoper de 3000 euros d’amende pour trois excès de vitesse et un feu rouge grillé. Et il risque désormais des poursuites devant le tribunal correctionnel.

En football, il arrive parfois que l’on surnomme le défenseur central, poste auquel joue Presnel Kimpembe, "le policier", parce qu’il doit veiller à protéger une zone, son but, ainsi qu'à rattraper les attaquants stars, souvent, eux, qualifiés de "Ferrari", pour leur vitesse de course et leur énorme coût sur le marché des transferts. De ce point de vue, le défenseur des Bleus et du PSG a vécu une sorte d’inversion des rôles, en se faisait rattraper par la patrouille, en l’occurrence le tribunal de Versailles, qui vient de lui infliger une amende de 3000 euros pour avoir dépassé, par trois fois, les limites de vitesse autorisées au volant de son bolide, et avoir grillé un feu rouge.

C'est pas moi, c'est ma tante

Cela aurait pu être pire pour le Titi parisien, qui se rendait dans chacun de ces cas à Saint-Germain-en-Laye pour rallier le Camp des Loges, le centre d’entraînement du PSG, car il ne disposait alors déjà plus du moindre point sur son permis de conduire. Mais comme l’information ne lui avait pas été officiellement notifiée, le tribunal n’a pas pu lui en tenir rigueur, indique Le Parisien, qui révèle ce jeudi cette affaire, alors que le procès s’est, lui, tenu lundi, quelques heures avant le match France-Islande (4-0), auquel a d’ailleurs pris part Presnel Kimpembe.

Le quotidien francilien précise, en outre, que le défenseur a nié être l’auteur de ces infractions, affirmant aux policiers que lors des trois excès de vitesse, c’est sa tante qui se trouvait au volant (pour le feu rouge, il a dit ne pas savoir qui conduisait)... Problème : le tribunal a mené sa petite enquête et a pu constater que ladite tante, résidant à Lyon et assistante maternelle de profession, se trouvait là-bas et non en région parisienne au moment des faits, son employeur ayant attesté de sa présence. Un "faux", comme on dit dans le jargon judiciaire, qui pourrait faire atterrir le dossier, en cas de poursuites (dont il est désormais passible), devant le tribunal correctionnel. Soit l’équivalent footballistique d’un carton rouge, assorti d’une lourde suspension.

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