PSG : à Malmö, Zlatan Ibrahimovic tentera de dominer ses émotions

PSG : à Malmö, Zlatan Ibrahimovic tentera de dominer ses émotions

DirectLCI
LIGUE DES CHAMPIONS - Opposé à son club formateur, dans sa ville natale, Zlatan Ibrahimovic s'apprête à vivre un drôle de moment, mercredi soir. Ce mardi, en conférence de presse, il a exprimé une forme de détachement ému, laissant entrevoir l'homme derrière le personnage.

On imaginait qu'il serait très ému. On s'était un peu trompé. Car Zlatan Ibrahimovic est revenu à Malmö, le club de sa ville natale, qu'il affrontera mercredi soir avec le PSG en Ligue des champions, comme on rentre à la maison après un long périple : soulagé, presque apaisé. C'est du moins l'impression qu'il aura faite à l'assistance ce mardi en conférence de presse de veille de match, pour son tout premier retour dans les entrailles d'un stade qu'il n'avait plus fréquenté depuis ses 19 ans.

"J'étais jeune à l'époque. J'étais triste de partir et je me suis senti mal en arrivant à Amsterdam. Mais j'ai beaucoup appris à ce moment-là. Depuis, j'ai beaucoup voyagé, mais j'ai toujours aimé cette ville. Pour que je revienne, il a fallu que plusieurs personnes quittent ce club", s'est-il d'abord souvenu, tout en assénant un de ces tacles verbaux dont il a le secret.

À LIRE AUSSI >>  Quand l'entraîneur de Malmö a peur d'énerver Zlatan

Ensuite interrogé sur l'hystérie entourant son retour dans une ville où il fait à la fois figure de star, de fierté et d'idole, il a laissé tomber le masque : "J'aimerais rencontrer tout le monde. Si j'avais pu aller voir les gens sur la place centrale (où il a fait installer un écran géant , ndlr), je l'aurais fait. Mais il faut respecter les consignes de sécurité, je n'ai pas de passe-droit. En arrivant, j'ai vu un grand Z sur un mur. C’est dingue comme les gens sont heureux de me revoir. C'est génial."

Quelques minutes plus tard, Laurent Blanc précisera : "Il n'en a pas l'air comme ça, mais c'est un grand sensible." Cela s'est vu quand l'attaquant a tenté de partager ses sentiments : "J'aurais aimé emmener mes coéquipiers dans mon quartier, pour leur faire voir comment on joue à Rosengard (rires). C'est un peu surréaliste de revenir, ce sera un souvenir à vie. Je vais essayer de profiter au maximum, ça ne m'arrivera plus. C'est incroyable, c'est comme boucler la boucle. J'ai hâte de jouer."

EN SAVOIR + >> Entre Zlatan et Malmö, une histoire d'amour... et d'exclusion sociale

Mais, à d'autres moments, le vieux briscard qu'il est devenu a ressurgi. Comme en réponse à une question sur la manière dont il célèbrerait un but : "Je ne vais pas mentir, je ne sais pas. Quand on marque, c'est une émotion difficile à décrire. Je veux rester naturel et original, je ne prépare pas mes célébrations comme d'autres pour travailler leur image." Ou encore au sujet d'un éventuel retour au bercail en fin de carrière : "Récemment, j'ai vendu ma maison ici..." Quel serait donc pour lui le scénario idéal de cette rencontre ? "On gagne le match, je marque trois buts et tout le monde scande mon nom (rires)." Au final, derrière le sempiternel egotrip de façade, tout est dans ce "on", pour dire Paris.

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter