PSG-Arsenal (1-1) : on a enfin compris pourquoi la méthode Emery est vouée à l’échec

PSG-Arsenal (1-1) : on a enfin compris pourquoi la méthode Emery est vouée à l’échec

LIGUE DES CHAMPIONS – Pas de Hatem Ben Arfa dans le groupe. Pas de Thiago Motta dans le onze de départ. Blaise Matuidi aligné sur l’aile gauche de l’attaque. Pour affronter Arsenal, ce mardi soir, en ouverture de la phase de poules, Unai Emery a totalement assumé ses choix déroutants. Ils ont failli enfin payer. Mais failli seulement.

Unai Emery avait les yeux qui brillaient, le front moite, et s’était remis à parler espagnol lundi, en conférence de presse. Autant de signes de tension, alors que la même question n’en finissait plus de revenir à lui : au bout de combien temps ses joueurs allaient-ils enfin assimiler sa méthode ? Le nouvel entraîneur du PSG n’a rien dit, rien fixé, rien promis. C’est le terrain qui a parlé ce mardi soir. Après une défaite et un nul en Ligue 1, ce qui fait désormais désordre à son échelle, le PSG effectuait son entrée en lice en Ligue des champions en affrontant le plus gros adversaire de son groupe, Arsenal. Un match globalement maîtrisé par ses hommes, mais durant lequel ils ont été punis en fin de match par Alexis Sanchez (1-1, 77e minute de jeu). Logiquement.

L’idée même que le coach se fait du jeu a été exprimée sur l’ouverture du score parisienne (1-0, 1ère). Un but inscrit sur la toute première occasion du match. Sur la toute première action. Di Maria, plein axe, passait en retrait à Verratti qui, en une touche, lançait Aurier sur l’aile droite. L’Ivoirien a débordé, exécuté un centre parfait, et Cavani a décroisé sa tête. Oui, tout y était. Des ailiers confinés à l’intérieur, pour décaler les arrières latéraux, chargés de créer le surnombre en collant les lignes de touche. Après ce but, il y eut d’ailleurs plus de joueurs pour féliciter le passeur que pour aller remercier le finisseur. Surtout, on a été étonné de constater qu’Emery, lui, profitait de l’occasion pour donner des consignes à… son gardien, Areola. Le premier décalage doit venir d’en bas.

Les limites d’un plan de jeu sans doute trop exigeant physiquement

A suivi un quart d’heure de folie, où Paris s’est plus procuré d’occasions que durant tout le match de vendredi contre Saint-Etienne. Et puis le rythme est quelque peu retombé. Vu des tribunes, on a tout de même été impressionné par le pressing terrible du PSG, aux quatre coins du terrain. Le symbole ultime en a été Matuidi, venu sprinter jusque dans la surface adverse pour contrer, avec succès, un dégagement a priori anodin de Mustafi en fin de première période. Le reste du temps, le milieu, aligné à un étonnant poste d’ailier, n’aura pas lâché d’une semelle l’arrière droit adverse, Bellerin, quitte à se positionner plus bas que Rabiot, qui occupait son poste dans l’entre-jeu. De l’autre côté, Di Maria avait du mal à faire de même. Et Emery a passé de longues minutes à lui hurler dessus…

Cet étouffement des Gunners impliquait des efforts de tous les instants, au détriment des occasions de but. Quand le ballon était dans leurs pieds, les Parisiens se sont surtout attelés à rechercher la profondeur en permanence. Soit par du jeu long, par essence incertain, depuis la défense. Soit en grattant des ballons, ce qui obligeait les joueurs offensifs, repliés, à de très longues courses pour arriver jusqu’à la cage d’Ospina. Ce sont les limites d’un plan de jeu sans doute trop exigeant physiquement face à des équipes plus fortes qu’Arsenal. Sans doute vain face au commun de la Ligue 1, qui se regroupe devant son but quand Paris est en face, et ne laisse aucun espace. 

Ce sera aussi un grand match pour les joueurs, qui devront faire un meilleur match que ceux d’Arsenal individuellement"- Unai Emery

Mais force a été de constater que ce plan a, cette fois, pu être appliqué à la lettre par les Parisiens. Et, au-delà de la timidité des Gunners, ce fut surtout grâce à une implacable charnière Thiago Silva-Marquinhos, à un Krychowiak bien plus mordant au milieu que Thiago Motta, à un Aurier si puissant qu’il a parfois rappelé le rugbyman Jonah Lomu. Emery avait ainsi prévenu, lundi : "Ce sera un grand match tactique. Mais ce sera aussi un grand match pour les joueurs, qui devront faire un meilleur match que ceux d’Arsenal individuellement." C’est la croix de tout entraîneur : le jeu appartient aux joueurs. Du moins, à ceux qui comprennent, et respectent les consignes. Coucou Hatem Ben Arfa.

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