D'accord, le PSG a été nul et humilié par le Barça, mais il s'est quand même bien fait voler...

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DÉROUTE - Sortis en huitième de finale de la Ligue des champions après une raclée historique en Catalogne mercredi soir (6-1), et malgré un match aller remporté 4-0, les Parisiens sont effectivement passés complètement au travers de cette rencontre. Mais, sans jouer les mauvais perdants ou minimiser leur responsabilité dans cet échec cuisant, on peut tout de même accorder aux hommes d'Unai Emery le fait qu'ils n'ont pas été aidés par l'arbitre...

"Les décisions arbitrales ont eu une incidence". Voici comment, après n'avoir pu évidemment que constater les lacunes de son équipe et la mauvaise gestion de ce 8e de finale retour, Unai Emery a aussi expliqué l'humiliation historique que lui et ses joueurs ont vécu au Camp Nou. Et sans tenter de trouver des excuses à cette équipe parisienne dépassée par l'événement et le Barça mercredi soir, l'entraîneur parisien n'est pas tout à fait dans la mauvaise foi lorsqu'il pointe du doigt la prestation discutable de M. Aytekin au sifflet. La preuve. 

11e minute : un penalty non sifflé contre Mascherano

Mené 1-0 dès la 3e minute de jeu, le PSG a très (trop) timidement réagi à cette entame catastrophique. Mais lorsque, enfin, les coéquipiers de Julian Draxler ont essayé de se montrer dangereux, ils ont fait face à une première décision qui apparaît injuste : alors que le jeune ailier allemand était en train de faire un débordement dans la surface catalane, il a tenté une passe en retrait... stoppée par la main de Javier Mascherano. Bien sûr, le défenseur argentin, qui était en plein tacle, ne l'a pas fait volontairement, mais il n'était pas obligé de laisser trainer ainsi son bras. Ce qui aurait pu être sanctionné.

50e : penalty discutable pour Neymar

De la même façon que l'arbitre n'a pas sifflé la main involontaire de Mascherano, il n'aurait sans doute pas dû accorder un penalty contre Thomas Meunier. Car même si le défenseur belge a clairement été dépassé par l'accélération de Neymar, c'est lui aussi involontairement qu'il glisse et se retrouve au sol, sur la trajectoire de l'attaquant du Barça. Le Brésilien ne s'étant d'ailleurs pas fait prier pour aller s'empaler sur son adversaire et obtenir une faute... Synonyme de 3-0 pour les Espagnols.

85e : un penalty oublié sur Di Maria

C'est sans doute le tournant du match. Alors que le FC Barcelone, mené 3-1, semble avoir abandonné tout espoir de qualification, Angel Di Maria et Edinson Cavani lancent un joli contre sur un deux contre deux. Et alors que l'Argentin peut facilement donner une passe de but à l'Uruguayen et envoyer définitivement Paris en quart de finale, il préfère tirer et semble alors complètement rater sa frappe. Problème, Di Maria est en fait déséquilibré par le tacle par derrière de Mascherano (encore lui...) ! Et on n'est pas dans l'interprétation, puisqu'après le match, le défenseur a lâché : "C'est clair que j'ai fait faute sur Di Maria, mais je ne crois pas que cela soit la raison de l'élimination du PSG". On peut en douter, car à 3-2, la messe était dite.

90e + 1e : ce roublard de Suarez

On le sait, et les défenseurs parisiens auraient dû encore plus se méfier, Luis Suarez peut être diaboliquement génial. Capable de gestes techniques et de frappes ahurissantes, l'attaquant uruguayen est aussi parfois très à l'aise dans la fourberie et la simulation. Il en a d'ailleurs fait superbement la preuve lorsqu'il a fait semblant d'être à la fois bousculé et touché au crâne/à l'oreille/à la gorge par Marquinhos en pleine surface. Résultat : 5-1 pour le Barça. Et vous connaissez la suite...

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