PSG : ce que la défaite contre Guingamp fait craindre pour la suite...

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FOOTBALL – Mercredi soir, à domicile face à Guingamp, la lanterne rouge de la Ligue 1, le PSG s’est incliné (1-2) en quarts de finale de la Coupe de la Ligue. Une défaite qui présente trop de signaux négatifs pour être anodine.

Cela faisait cinq ans, et 44 matchs, que le PSG n’avait plus perdu dans une coupe nationale. Ce qui suffit à mesurer l’ampleur de l’exploit accompli par l’En Avant Guingamp, vainqueur mercredi soir (1-2) du PSG au Parc des Princes en quarts de finale de la Coupe de la Ligue. Le club parisien se consolera en se disant que cette élimination allégera quelque peu son calendrier dantesque, à un mois de son rendez-vous crucial avec Manchester United en 8es de finale de la Ligue des champions. Mais il ne devrait pas ignorer pour autant les signaux négatifs mis en lumière par cette défaite, qui pourraient avoir des conséquences sur d’autres fronts. Passage en revue.

Tout le monde sait qu’enfiler ce maillot ne suffit pas, ce n’est pas le maillot qui gagne des matchs.- Marquinhos

Les crispations autour du mercato

Malgré un budget pharaonique, l’effectif du PSG apparaît trop juste pour enchaîner les matchs. C’est encore plus vrai concernant le secteur du milieu de terrain, source de tracas depuis le début de saison devenu plus problématique encore avec les récentes mises à l’écart d’Adrien Rabiot et de Lassana Diarra, en instance de départ. "Sans milieux en plus, on ne peut pas gagner en février, mars ou avril, ça me rend nerveux", avait lâché l’entraîneur, Thomas Tuchel, la semaine dernière, avant d’ajouter mercredi soir, les dents serrées après une défaite où il a dû aligner un binôme expérimental Draxler-Marquinhos : "Il n’était pas nécessaire de perdre pour savoir qu’il faut recruter." Mais rien ne bouge. Et le 31 janvier, il sera trop tard.

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La suffisance

Marco Verratti : "Avec un peu de concentration et de réactivité, on devait tuer ce match." Marquinhos : "Il faut qu’on entre sur le terrain avec la faim de gagner. Ce n’était pas le cas aujourd’hui. Tout le monde sait qu’enfiler ce maillot ne suffit pas, ce n’est pas le maillot qui gagne des matchs. On pensait que ce serait facile et on n’a pas mis l’intensité nécessaire." Thomas Tuchel : "Nous avons joué avec trop de confiance, comme si on allait gagner, et que rien ne devait venir de nous." Un constat aussi juste que lucide. Inquiétant, aussi, à ce moment de la saison. 

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La fébrilité défensive

La première moitié de saison quasiment idyllique du PSG a pu momentanément masquer les carences de certains joueurs. Elles sont réapparues aux yeux de tous mercredi soir, le temps d’une dernière demi-heure où l’équipe a concédé pas moins de trois penalties ! Les trois défenseurs fautifs, Meunier, Kehrer et Bernat, tous titulaires lors des grosses affiches de Ligue des champions, sont d’ailleurs coutumiers des trous d’air défensifs. Face à Guingamp, ils n’ont pourtant pas été soumis à une très forte pression... Qu’est-ce que ce sera alors, dans un mois, contre des Red Devils ayant retrouvé tout leur allant offensif avec la récente nomination d’Ole-Gunnar Solskjaer au poste d’entraîneur ?

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La pression de la Ligue des champions

Thomas Tuchel a insisté là-dessus, mercredi soir après la défaite : "C'est très dur parce qu'on n'a pas perdu qu'un match, mais aussi une grande occasion de gagner un trophée." Bien sûr, la Coupe de la Ligue n’était pas la priorité des dirigeants parisiens cette saison. Mais, ces dernières années, elle permettait de compléter un triplé national qui atténuait (au moins légèrement) la déception d’une élimination précoce en Ligue des champions. Ce ne sera donc plus, au mieux, qu’un doublé cette saison, ce qui risque de rendre le 8e de finale à venir encore plus anxiogène. Et quand on sait que Paris pèche souvent par inexpérience de gestion de la pression dans la compétition-reine...

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