PSG-Chelsea (3-1) : tout s'est passé pendant la mi-temps

PSG-Chelsea (3-1) : tout s'est passé pendant la mi-temps

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LIGUE DES CHAMPIONS - Apparu éreinté et apaisé en conférence de presse d'après-match, mercredi soir dans les entrailles du Parc des Princes, dans la foulée de la belle victoire (3-1) de son PSG contre Chelsea en quart de finale aller, Laurent Blanc s'est laissé aller à quelques confidences, insistant notamment sur le caractère décisif de ce qu'il s'est passé durant la pause.

On dit souvent, en matière de football, que la vérité vient du terrain. Mais les joueurs racontent aussi qu'un résultat se construit parfois avant un match, dans le bus sur le chemin du stade ou même dans le couloir menant à la pelouse. Des regards, des mots, des sensations. La victoire (3-1) de prestige du PSG face à Chelsea , mercredi soir en quart de finale aller de la Ligue des champions, fait partie de ces rencontres dont le scénario s'étend au-delà des 90 minutes passées sur le gazon du Parc des Princes. Après la partie, Laurent Blanc, le coach parisien, a en effet beaucoup insisté sur l'importance de ce qui s'était dit dans le vestiaire durant la pause.

"Ce que je veux surtout retenir, c'est notre excellente deuxième mi-temps, durant laquelle on n'a pas concédé d'occasions à Chelsea. En première période, après un très bon début, on a commis beaucoup d'erreurs techniques, on a été bousculés et l'égalisation de Chelsea a été logique, a ainsi admis l'entraîneur. Ensuite, on a retrouvé notre jeu et c'était très important parce qu'on avait beaucoup insisté là-dessus à la mi-temps. Quel que soit le résultat, le match retour aurait été compliqué. Mais là, on va pouvoir le jouer avec encore plus de motivation."

Laurent Blanc : "Au retour, on voudra quand même garder le ballon"

Metronews a alors demandé au technicien si ce sursaut pouvait constituer un moment charnière dans la saison parisienne. Et lui s'est senti de raconter ce qu'il s'était passé durant la pause : "Je peux vous dire qu'en rentrant aux vestiaires, certains se demandaient s'ils étaient au niveau. J'ai senti l'équipe abattue parce qu'on sortait d'une demi-heure où on avait perdu beaucoup de ballons, à cause du pressing de Chelsea. Il y avait un décalage au milieu. Marco (Verratti) voulait être partout et nulle part à la fois alors on l'a recadré. C'est parce qu'on s'est aperçu qu'ils ne pressaient que Thiago Motta et Marco que Blaise (Matuidi) leur a fait beaucoup de mal en 2e période."

"On a eu une grosse discussion où j'ai mis l'accent sur la discipline, a-t-il encore détaillé. J'ai insisté sur le fait que notre première mi-temps n'était pas si mauvaise et qu'il fallait qu'on retrouve nos esprits, sinon, ils risquaient de nous faire encore plus mal. Je suis très content parce qu'après, on les a fait courir, ils étaient à la peine physiquement. On a montré qu'en gardant le ballon, en créant du jeu, on peut mettre à mal une équipe aussi redoutable que Chelsea. On a conservé notre philosophie, c'est ce qui me fait le plus plaisir." Ne faudra-t-il pas se montrer plus prudent, au retour mardi prochain, avec ce bel avantage ? "Non, on voudra quand même garder le ballon, a assuré Blanc. Mais Chelsea va être obligé d'attaquer, donc on aura aussi des contres." Voilà qui promet.

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