PSG-Chelsea : ce qui a changé depuis leurs dernières confrontations

Football
LIGUE DES CHAMPIONS - Le PSG et Chelsea se retrouveront au printemps prochain en 8es de finale. Depuis le quart de finale qui les a opposés en avril et remporté par les Blues, les deux clubs ont beaucoup changé...

On dit que le monde est petit. Mais c'est encore plus vrai quand débute la phase à élimination directe de la Ligue des champions. Dès que les sommets européens approchent, on retrouve en effet souvent les mêmes équipes très fortunées. Le tirage au sort des 8es de finale de la compétition reine du football de clubs, ce lundi à Nyon (Suisse), a ainsi offert au PSG le même adversaire que l'an passé en quarts de finale, les Londoniens de Chelsea (aller le 17 février au Parc des Princes, retour le 11 mars à Stamford Bridge). L'occasion de constater ce qui a changé dans les deux camps depuis leur affrontement du mois d'avril, remporté par les Anglais (1-3 ; 2-0).

À Chelsea
Revenu chez les Blues à l'été 2013, l'entraîneur José Mourinho ne peut plus se cacher. L'an passé, il n'avait de cesse de rappeler que "Chelsea sera prêt à atteindre ses objectifs lors de [sa] deuxième saison". Lors du dernier mercato estival, des poids lourds tels que Felipe Luis, Cesc Fabregas et Diego Costa sont venus garnir les rangs. Et voilà effectivement son équipe en train de faire la course en tête dans le Championnat le plus concurrentiel au monde.

Certes, le club a perdu celui qui fut, et de loin, son meilleur joueur contre Paris, David Luiz, parti cet été... au PSG. Mais ce n'est pas une grosse perte. Le Serbe Namanja Matic tient désormais son rôle de milieu devant la défense, où il aligne les performances phénoménales avec une incroyable régularité. Habituellement avare en compliments, son coach dit de lui : "Cet homme est un géant !"

À Paris
À dire vrai, on ne reconnaît plus le PSG depuis son élimination à Londres, sur un but de Ba à la 87e. Traumatisée, l'équipe qui se plaisait tant à massacrer ses adversaires a perdu tous ses fondamentaux. En témoigne le jeu poussif développé cette saison et la 2e place en L1. "On est moins forts que l'année dernière", avoue ainsi sans ambages le taulier Thiago Motta, concerné en premier lieu par ce constat.

Là encore, le cas David Luiz est très parlant. Acheté pour renforcer la défense, le Brésilien l'a plutôt affaiblie. Et, à 50 millions d'euros, cela fait cher le cadeau à Thiago Silva, le capitaine qui a pesé de tout son poids pour que la venue de son ami se concrétise au détriment du recrutement d'un attaquant. Depuis le départ de Leonardo en 2013, il n'y a plus de politique sportive claire à Paris. Et aujourd'hui, l'autorité de l'entraîneur se retrouve écrasée par l'omnipotence du président et le pouvoir accordé à certaines stars. Tout le contraire, en somme, de ce qu'il se passe à Chelsea. Où une qualification parisienne ferait figure cette fois d'un improbable exploit.

Sur le même sujet

Et aussi

Lire et commenter