PSG-Chelsea : José Mourinho, roi de la petite phrase

Football

FOOTBALL - José Mourinho est ce qu'on appelle un personnage sur la planète football. L'entraîneur portugais de Chelsea, adversaire du PSG ce mardi en Ligue des champions, n'a pas sa langue dans la poche. La preuve.

José Mourinho est un cocktail explosif de science tactique, de leadership et d'arrogance saupoudré d'une propension à se mettre en avant pour, dit-il, protéger ses joueurs. Alors quand l'entraîneur portugais décide de l'ouvrir, cela donne lieu à des formules efficaces ou destructrices, c'est selon. Florilège de ces fameuses "punchlines".

UN EGO SURDIMENSIONNÉ

"Nous avons des joueurs de très haut niveau et, désolé si je suis arrogant, un manager de très haut niveau. Ne me taxez pas d'arrogant, mais je suis champion d'Europe et je pense en être un de spécial". Le ton est donné et la barre placée très haut par le Portugais dès sa présentation à la presse à son arrivée à Chelsea, le 2 juillet 2004. Une conférence qui fait date puisque sa formule "special one" est immédiatement adoptée et devient le surnom du Portugais, qui a donc eu le loisir de choisir son sobriquet.

"Je ne suis pas le meilleur du monde, mais je crois que personne n'est meilleur que moi". Mourinho a un ego aux dimensions généreuses.

"Je remercie Dieu de ne pas être modeste car c'est une qualité qui n'aide en rien". On vous a déjà dit que Mourinho avait un ego aux dimensions généreuses ?

"Si je devais me noter sur 10, je me mettrais 11". Ego trip toujours.

EN SAVOIR + >> Pour David Luiz, Mourinho et Blanc "sont tous les deux moches"

"Je ne m'adapte pas aux équipes que j'entraîne, ce sont elles qui s'adaptent à moi". Et elles le font plutôt bien au regard du palmarès du "Mou".

"Dieu doit vraiment penser que je suis un mec bien, sinon il ne m'aurait pas tant donné. J'ai une famille en or. Je travaille là où j'ai toujours rêvé de travailler. Il m'a tellement aidé qu'il doit avoir une haute opinion de moi", estime Mourinho en 2011. Ou encore, quelques années plus tôt : "Si j'avais voulu un job facile, je serais resté à Porto. Il y a de belles chaises bleues, le trophée de la Ligue des champions, Dieu, et après Dieu, moi."

UNE ADDICTION AU CLASH

"Barcelone est une ville de culture, avec des théâtres importants, où l'on joue des pièces de qualité et Leo Messi a très bien appris à jouer la comédie". Lors de son passage sulfureux au Real Madrid (2010-2013), Mourinho n'a jamais manqué l'occasion de tacler l'ennemi catalan et son joueur emblématique.

"Qui est Pedro Leon ? Ni Maradona, ni Zidane, ni Di Stéfano. Pourquoi vous me demandez pourquoi il n'est pas convoqué ? Il y a deux mois, il jouait à Getafe". En septembre 2010, Mourinho sort le lance-flammes au moment d'évoquer la situation de l'espoir espagnol, qui n'aura jamais sa chance au Real et dira s'être "senti humilié" par les déclarations du Portugais. On peut le comprendre.

"Pito Vilanova ? Je ne sais pas qui est ce monsieur". Le 17 août 2011, José Mourinho craque à la fin d'un Clasico heurté et s'en va mettre son doigt dans l'œil de Tito Vilanova, alors adjoint de Pep Guardiola aujourd'hui décédé des suites d'un cancer. Un épisode duquel le Lusitanien ne sort pas grandi.

"J'admire Wenger et j'admire Arsenal, car ce n'est pas possible d'atteindre 1000 matches sans le soutien du club, surtout dans les mauvais moments et surtout quand ils ont été nombreux." En mars 2014, Mourinho salue à sa manière le 1000e match de l'entraîneur français des Gunners.

"J'ai étudié l'italien cinq heures par jour durant plusieurs mois pour m'assurer que je pourrais communiquer avec les joueurs, les médias et les fans. Ranieri est en Angleterre depuis cinq ans et peine toujours à dire 'good morning' et 'good afternoon'". En voilà un tacle, adressé à l'entraîneur italien aujourd'hui au chômage.

Autant dire que la conférence de presse du Portugais, programmée ce lundi à 19 heures, pourrait réserver quelques pépites...

Sur le même sujet

Et aussi

Lire et commenter