PSG : Comment Laurent Blanc a (r)assuré

PSG : Comment Laurent Blanc a (r)assuré

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TRIOMPHE - Sa nomination sur le banc du PSG en juin dernier avait suscité scepticisme et défiance. Mais Laurent Blanc, fort des trois trophées remportés cette saison, a su imposer son style au sein de la maison parisienne.

Ce titre 2014 acquis par Paris, c'est aussi la victoire de Laurent Blanc. Un succès qui pourrait même avoir des accents de revanche pour le ''Président''. Car sa nomination au poste d'entraîneur, en juin dernier, n'avait, à l'époque, pas soulevé l'enthousiasme. Pire, elle avait même déçu certains observateurs et fans du club de la capitale. 

Comment un homme avec si peu d'expérience, que d'aucuns taxaient en plus de laxiste, allait-il pouvoir diriger un effectif fourmillant de stars ? Surtout que le palmarès en tant que coach de Laurent Blanc était bien maigre comparé à celui de Carlo Ancelotti, le charismatique Italien à qui il succédait : un seul titre de champion de France, glané avec Bordeaux en 2009, et un quart de finale de l'Euro avec l'équipe de France.

De cette expérience à la tête des Bleus (2010-2012) , le Cévenol n'était d'ailleurs pas sorti grandi, incapable de gérer un groupe et les nombreux écarts de plusieurs joueurs. Une image de tendre qu'il s'est appliqué à gommer durant sa saison au PSG. Pas à pas, il a su imposer son style. Et les résultats ont vite suivi. 

Adoubé par Zlatan

La patte Blanc a d'ailleurs séduit Zlatan Ibrahimovic en personne . ''Ce n'était pas facile pour [lui] d'arriver en plein milieu du projet. C'était une énorme pression […] Il a fait un boulot fantastique, déclarait au début du mois de mai le géant suédois. Il réussi à mettre en place très vite sa philosophie de jeu. Pourtant, cela prend du temps normalement de voir une équipe jouer comme vous voulez.''

Une philosophie de jeu tournée vers l'attaque, qui fait la part belle aux passes courtes, et où la possession de balle est fondamentale. Bref, un football maîtrisé, bien plus sexy que celui proposé par Carlo Ancelotti la saison passée, le ''Mister'' privilégiant les contres et l'aspect défensif.

Séduisant et efficace, ce PSG sauce Blanc a su conquérir les coeurs. Aussi bien des supporters --l'affluence au Parc en témoigne notamment-- que des joueurs eux-mêmes. ''On contrôle davantage les matches. Je pense qu’on est plus forts cette saison, surtout dans la possession de balle'', déclarait Maxwell, le latéral brésilien, en novembre dernier, n'hésitant pas à comparer le fonds de jeu parisien à celui du Barça.

Blanc 3 – 1 Ancelotti

Même dans la tempête, lorsqu'on parlait de ''malaise'' après l'élimination en C1 contre Chelsea et la défaite, dans la foulée, face à Lyon en L1 (1-0), le champion du monde 98 a pu compter sur un soutien sans faille du staff et des instances dirigeantes. Preuve, sans doute, que ses appuis au sein de la capitale sont solides. ''Laurent Blanc a mon soutien inconditionnel et rien de ce qui se passera sur le terrain ne pourra le changer !'', avait assuré le président parisien Nasser Al-Khelaïfi, qui lui a d'ailleurs proposé une extension de contrat d'un an, jusqu'en 2016.

Les faits sont là : Laurent Blanc a atteint les objectifs fixés par la direction. Signe qui ne trompe pas : son bilan comptable est meilleur que celui de son prédécesseur. Le Français a remporté trois titres (Trophée des champions, Coupe de la Ligue, Championnat de France) contre un pour l'Italien. Suffisant pour rempiler l'an prochain ? La réponse ne fait aucun doute pour Zlatan Ibrahimovic : ''A l’arrivée, on a quand même réalisé une grande saison. J'espère qu’il va continuer avec nous."

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