PSG : direction sceptique, différend avec Neymar, clans... Unai Emery est-il en train de perdre la main ?

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SEUL AU MONDE ? - Contesté dans ses choix et pointé pour son manque de poigne avec son groupe, Unai Emery peine toujours à donner une identité de jeu à son PSG. En interne, les récents remous l'impliquant plus ou moins directement fragilisent sa position auprès de sa direction. De là à dire qu'il est sur un siège éjectable...

L'horizon s'obscurcit pour Unai Emery. Bien que le PSG, toujours invaincu cette saison, caracole en tête de Ligue 1 et de son groupe en Ligue des champions, un bilan rêvé par tous les coachs d'Europe, le technicien basque est dans l'oeil du cyclone. Depuis la victoire face au Bayern Munich (3-0), son PSG se repose sur ses acquis. Si sur le terrain les résultats suivent malgré un niveau de jeu en-deça des espérances, en témoignent les mauvaises prestations, à Dijon (1-2), Anderlecht (0-4) et Marseille (2-2), l'état d'esprit des Parisiens est aussi en cause. Le coach espagnol peine à jongler avec les egos et à faire adhérer ses joueurs au projet collectif.

Une fissure avec le clan brésilien ?

Déjà remis en cause l'an dernier pour ses qualités managériales, Emery a opté depuis le début de saison pour la manière douce. L'ancien entraîneur du FC Séville, auréolé de trois sacres en Ligue Europa, a souhaité responsabilisé son groupe. Une méthode qui s'est révélée payante jusqu'au 6-2 infligé aux Girondins de Bordeaux juste avant la trêve internationale d'octobre. Mais à force de donner trop de libertés à ses hommes sur le rectangle vert, ces derniers - livrés à eux-mêmes - ont commencé à être moins concernés et à n'en faire qu'à leurs têtes, entraînant dès lors des excès d'invidualisme. L'équipe est ainsi apparue coupée en deux à plusieurs reprises, notamment dimanche dernier lors du Classique face à l'OM, avec la "MCN" (Mbappé, Cavani, Neymar) devant et, loin derrière, les sept autres joueurs du milieu et de la défense. 


En interne, de vieilles rancoeurs, qui avaient été mises de côté jusqu'alors, ressortiraient également. Comme le relaie le quotidien L'Équipe dans son édition du jour,  il y aurait ainsi de l'eau dans le gaz entre le staff, Unai Emery en tête, et la colonie auriverde du PSG. Les Brésiliens auraient plusieurs griefs contre leur coach. Outre les épisodes du penaltygate, dans lequel il n'a pas vraiment réussi à trancher, et du différend avec Neymar, prié vendredi dernier de stopper son entraînement pour ne pas se blesser, Thiago Silva n'aurait guère apprécié qu'il milite auprès de sa direction lors du Mercato estival pour recruter Pepe, parti depuis à Besiktas. Quant à Lucas, il n'apprécierait pas d'être mis sur la touche. Aujourd'hui 19e homme, cantonné à prendre place en tribunes, l'ancien de Sao Paulo n'a même pas été du voyage dans la cité phocéenne. 

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Les doutes d'Henrique sur Emery

De manière à créer un électrochoc au sein de son groupe, Emery aurait pris la parole dans le vestiaire toute de suite après la rencontre au Vélodrome. Il aurait aussi sollicité un entretien avec sa direction pour régler ces nombreux problèmes selon Paris United, très bien renseigné sur les coulisses du PSG. En délicatesse, le coach parisien compterait se servir de ce rendez-vous pour tirer le signal d'alarme et surtout s'assurer le regain d'une autorité qui s'étiole.


D'autant que du côté de la sphère dirigeante, il se murmure qu'Antero Henrique ne serait pas totalement convaincu par Unai Emery. Selon nos informations, le nouveau directeur sportif parisien, qui a placé ses hommes de confiance dans le club, s'interrogerait sur la capacité du Basque à tirer le meilleur de l'équipe. Les deux hommes ne s'entendraient d'ailleurs pas sur les besoins pour renforcer le groupe. Ainsi, il paraît improbable que, même en cas de qualification pour les demi-finales de la Ligue des champions, l'objectif avoué du PSG cette année, Emery soit prolongé dans ses fonctions alors que son contrat avec l'équipe de la capitale prend fin en juin prochain. L'état-major du PSG a semble-t-il appris de ses erreurs, elle qui avait poussé pour la prolongation de Laurent Blanc en février 2016 avant de le licencier quelques semaines plus tard.

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