Après la défaite à Dortmund, Neymar tacle durement... le PSG

Après la défaite à Dortmund, Neymar tacle durement... le PSG

FOOTBALL - Dans la foulée de la défaite du PSG à Dortmund (2-1) en 8es de finale aller de la Ligue des champions, Neymar a critiqué la manière dont le club parisien a géré sa récente blessure.

Imaginez un dîner particulièrement attendu et un plat principal sorti du congélateur tellement tard qu'il en a été immangeable. C'est un peu ce qu'il s'est passé mardi soir à Dortmund où, certes, Neymar a marqué, mais où le PSG a perdu (2-1) son 8e de finale aller de Ligue des champions, avec un attaquant star brésilien apparu nettement à court de rythme. 

C'est, du moins, ce qu'en a dit le joueur lui-même après la rencontre. "C'était difficile de rester quatre matchs sans jouer mais malheureusement, ce n'était pas mon choix", a en effet déclaré le numéro 10 parisien aux micros qui se tendaient devant lui, déposant ainsi une énorme pierre dans le jardin de son employeur.

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Neymar "respecte les décisions, mais..."

On rembobine. Le 1er février, après un accrochage avec le défenseur montpelliérain Arnaud Souquet, Neymar a contracté une "lésion condro-costale" (dixit le communiqué officiel du PSG), laissant craindre une nouvelle absence à ce moment crucial de la saison, comme les deux années précédentes. Une perspective vécue telle une psychose par le club parisien, qui a donc imposé à l'attaquant une mise au repos jusqu'à mardi. Ce que l'entraîneur, Thomas Tuchel, avait lui-même laissé entendre le 12 février après la large victoire à Dijon (6-1), lâchant : "Si ça ne tenait qu'à moi... Normalement, ce n'est pas au médecin de prendre la décision (de le faire jouer ou non) mais il a un avis très clair."

On a eu beaucoup de discussions parce que moi je voulais jouer. Je me sentais bien mais le club avait peur. Au final, c'est moi qui en souffre.- Neymar mardi soir

Lorsque Neymar a repris l'entraînement, le PSG s'est retrouvé confronté à un dilemme : fallait-il le faire rejouer pour qu'il monte petit à petit en puissance physiquement jusqu'au grand soir européen, ou le mettre au frais pour lui épargner tout risque de fâcheuse rechute ? La seconde option a été choisie, et l'intéressé, frustré par son mauvais match en mondovision, a tenu à faire savoir qu'il l'avait mal vécu. "C'est un choix du club, des médecins", a insisté le Brésilien. "Ils ont pris cette décision et moi je n'ai pas aimé. On a eu beaucoup de discussions autour de ça parce que moi je voulais jouer. Je me sentais bien mais le club avait peur. Au final, c'est moi qui en souffre."

Puis d'ajouter, histoire de bien se faire entendre : "Je comprends la crainte du club, parce qu'en deux ans je me suis retrouvé absent des 8es de finale. Je respecte les décisions, mais ça ne peut pas être ainsi, parce que le joueur finit par souffrir. C'était très difficile de pouvoir jouer un match comme celui-ci, intense, 90 minutes sans s'arrêter. C'est différent (des matchs de Ligue 1). Si j'avais été en meilleure forme, j'aurais certainement fait un meilleur match."

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De son côté, Leonardo, le directeur sportif habituellement très disert du PSG, a conservé un silence de plomb, qui disait le malaise. C'est toute la gestion du club qui est en cause : samedi à Amiens (4-4), Kylian Mbappé avait aussi été laissé au repos, Marco Verratti n'avait joué qu'une mi-temps et Paris, mené 3-0 à la pause en Picardie, avait préparé son grand rendez-vous dans la crispation. La veille, Dortmund avait étrillé Francfort (4-0) en alignant son équipe type.

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