PSG : faut-il s'inquiéter pour Cavani ?

PSG : faut-il s'inquiéter pour Cavani ?

Football
DirectLCI
PÉPIN - La nouvelle est tombée ce dimanche et a fait l'effet d'un coup de massue sur la tête du PSG : non seulement Edinson Cavani manquera la demi-finale de la Coupe de Ligue mardi à Nantes et le choc de la Ligue 1 contre Monaco dimanche, mais il pourrait aussi déclarer forfait pour le 8e de finale aller de la Ligue des champions à Leverkusen. La faute à une lésion musculaire qui suscite bien des interrogations. Auxquelles metronews répond.

Un seul être vous manque et tout est dépeuplé ? N'allons pas trop vite en besogne. Le PSG version Qatar et son riche effectif n'ont que faire des vieux adages français. Il n'empêche : la lésion musculaire à la cuisse droite qu'ont révélée les examens passés samedi par Edinson Cavani implique une convalescence d'au moins trois semaines. Ce qui devrait priver les Parisiens de leur attaquant uruguayen lors d'échéances aussi cruciales que la demi-finale de la Coupe de la Ligue, mardi à Nantes, le choc à Monaco dimanche, voire le 8e de finale aller à Leverkusen, le 18 février, en Ligue des champions. Un vrai coup dur, qui pose plusieurs questions.

Quand le reverra-t-on ?
Tout va dépendre de la cicatrisation de la lésion, consécutive à un repos forcé de dix jours. Une certitude : le PSG ne prendra pas le moindre risque et attendra son rétablissement complet, en vue du sprint final haletant qui l'attend au printemps. Il faut cependant se souvenir qu'après une blessure similaire, le 6 septembre contre Monaco (1-1), Thiago Silva était resté six semaines sur le carreau...

Quelle est la nature exacte de sa blessure ?
Cette lésion, survenue vendredi soir contre Bordeaux (2-0) , suit un mois de janvier compliqué pour la star, dont les nombreux loupés devant le but inquiétaient (seulement deux pions en huit matches). Prodigieux en décembre, Cavani marque en fait le pas depuis son retour précipité au pays pour régler son divorce, à la fin de l'année. La procédure ne serait d'ailleurs pas complètement terminée, tandis que sa nouvelle compagne demeure en Uruguay car des détails administratifs bloquent son arrivée en France, ce qui tracassait le buteur ces dernières semaines.

Où trouve-t-elle son origine ?
Cette histoire de divorce avait fait oublier un détail : le 18 décembre, juste avant la trêve, Cavani s'était déjà tenu la cuisse et avait demandé le changement lors de la prolongation face à Saint-Étienne en 8e de finale de la Coupe de la Ligue (2-1). Il s'était finalement ravisé, était resté sur le terrain jusqu'au bout, avait quitté le Parc des Princes en boitant bas et avait manqué la réception de Lille (2-2) le 22 décembre en Ligue 1... Un épisode qui pourrait à la fois expliquer sa baisse de régime en janvier et sa blessure vendredi, outre le facteur psychologique lié à son célibat forcé.

Le PSG peut-il faire sans lui ?
C'est la plus grande inconnue. Jusqu'à présent, Lucas, Lavezzi, Pastore et Ménez se disputaient la seule place vacante en attaque aux côté des indéboulonnables Ibrahimovic et Cavani. Mais si ces quatre joueurs sont capables de se montrer dangereux devant le but, aucun n'a l'abnégation et le coffre nécessaires pour abattre le travail défensif considérable de l'Uruguayen. Reste que, pour encadrer Ibra, ce sont Lavezzi et Lucas qui tiennent la corde, même si l'Argentin, à l'inefficacité chronique, pourrait se faire damer le pion par son compatriote Pastore. Lequel devrait en effet se délecter d'un nouveau rôle de meneur excentré à gauche, après de longs mois passés à ronger son frein en jouant les relayeurs de fortune. La preuve, en tout cas, que Blanc ne manque pas de solutions.

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter