PSG : Javier Pastore, le sauveur qui s'ignorait

PSG : Javier Pastore, le sauveur qui s'ignorait

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LIGUE 1 - Si le PSG a réussi son examen de passage au plus haut niveau en battant Chelsea (3-1) mercredi en quarts de finale aller de la Ligue des champions, il le doit à un exploit de Javier Pastore, un joueur sur lequel il avait fini par arrêter de compter. Et qui va désormais devoir confirmer son énième retour au premier plan dans des matches moins prestigieux.

"Le but de Pastore est une blague. On a pris du plaisir à le regarder marquer." Ne vous y trompez pas : le sarcasme de José Mourinho, dans la foulée de la défaite (3-1) de son Chelsea à Paris mercredi soir , exprimait plus son dépit qu'une critique contre ses défenseurs. La vérité, c'est que le but divin inscrit par l'Argentin sort de nulle part. Voilà des semaines qu'il n'était plus aligné, disputant 40 minutes sur les six derniers matches, la faute à ses prestations indigentes fin janvier. Mais nul doute que sa dernière géniale inspiration lui vaudra une titularisation samedi face à Reims. Parce qu'il n'a jamais fini de se relancer.

Blanc : "Quand je l'ai appelé, il a eu l'air surpris"

C'est l'histoire de Javier Pastore au PSG : un joueur branché sur courant alternatif qui n'est jamais parvenu à justifier les 42 millions d'euros dépensés par son club pour le recruter. Un peu comme quelqu'un qui serait capable de résoudre des équations à dix inconnues mais se tromperait en rendant la monnaie du pain. "Dans mon esprit, je n'avais pas prévu de le faire entrer, a raconté son entraîneur Laurent Blanc après la rencontre. D'ailleurs, quand je l'ai appelé, il a eu l'air surpris."

"Ce n'est pas toujours facile, a dit l'intéressé à propos de sa saison. J'enchaîne des périodes où je ne joue pas du tout et ensuite on fait appel à moi." Son but ? "J'ai eu un peu de chance. J'espère simplement qu'il sera décisif contrairement à celui de Barcelone l'an dernier qui n'avait pas suffi." Dominé par son talent, il n'en reste donc pas moins lucide sur ses limites. Ce qui pourrait lui servir prochainement. Son équipe, privée de Zlatan pour au moins trois semaines, aura en effet bien besoin de ce que Mourinho considère comme de bonnes "blagues".

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